Archives Journalières: 20 août 2011

Instituer la « règle d’or » : Abattre l’arbre des possibles

 

La « règle d’or », c’est quoi ? C’est le projet du gouvernement et de Nicolas Sarkozy d’inscrire dans la Constitution une obligation de limiter les déficits publics. Plus précisément, il s’agirait d’instituer des « lois-cadres d’équilibre des finances publiques », qui s’appliqueraient autant au budget de l’État qu’à celui de la Sécurité Sociale.

 Derrière tout un jargon technique volontairement obscur, ce projet est l’une des plus graves atteintes à la souveraineté de la France qui soit, puisqu’il s’agira ni plus ni moins que de soumettre constitutionnellement l’ensemble des politiques publiques à des impératifs d’équilibres budgétaires. C’est d’un cynisme incroyable : après avoir artificiellement endetté notre pays durant des décennies (cf. Loi du 3 Janvier 1973, relative à la privatisation de l’émission monétaire), l’oligarchie se sert désormais de cette Dette comme d’un prétexte pour instituer une règle constitutionnelle qui obligera tous les gouvernements à appliquer une politique de « rigueur » pour « régler la question de Dette ».

Et une politique de rigueur, aujourd’hui, c’est quoi ? C’est privatiser de façon débridée les entreprises publiques, c’est organiser une diminution des salaires, des prestations et de l’ensemble des acquis sociaux. Plus clairement encore, c’est livrer la France, pieds et mains liés par la Constitution, aux prédateurs de la Finance qui se feront un plaisir de racheter son patrimoine public, et ainsi de mettre en place une domination totale sur notre pays.

 Il s’agit clairement d’un putsch du cartel bancaire, organisé et soutenu par le gouvernement Fillon – Sarkozy. Après avoir « sauvé » les banques proches de la faillite en endettant la France, le gouvernement se sert de cette même Dette pour justifier l’institutionnalisation constitutionnelle d’une politique de rigueur, soit d’une politique intégralement soumise à la Banque. Cette trahison sans précédent condamne notre pays à la ruine et à la soumission à des élites aussi cupides que cyniques. C’est l’avènement d’une nouvelle féodalité, où les seigneuries d’antan, légitimées par le pouvoir royal et divin, abolies par la Révolution Française, se trouvent rétablies et remplacée par une nouvelle domination bancaire, mondialiste et apatride, dont les agences de notation sont les armes de prédilection.

 Instituer la règle d’or, c’est abattre l’arbre des possibles, et condamner la France à travailler pour la seule prospérité du cartel bancaire, troublant de fait l’ensemble des perspectives politiques alternatives. Instituer la règle d’or, c’est ériger « l’équilibre budgétaire » comme fondement de toute politique gouvernementale : c’est le triomphe de la Finance et de la Banque sur la Politique.

 Face à la domination bancaire et à ses auxiliaires gouvernementaux, la Dissidence Française propose un projet économique de redressement national, incluant notamment l’abrogation de la Loi du 3 Janvier 1973, la nationalisation du système bancaire et de l’émission monétaire. Il s’agit du préalable indispensable à toute politique alternative.

Afin de concrétiser notre engagement contre la Finance, contre cette règle inique et les politiques destructrices qu’elle véhicule, j’appelle à un nouveau « Bankrun », au niveau national, le 15 Septembre 2011, soit 3 ans jour pour jour après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers…

Vincent Vauclin


Communiqué de Vincent Vauclin : “la Loi comme réponse aux injures”

Depuis plusieurs semaines des propos injurieux ou diffamants sont tenus à mon égard. J’ai ainsi eu l’occasion d’être qualifié de « nazi » par des individus qui, visiblement, ne s’intéressent ni à mon travail ni à mes prises de position.
Jusqu’ici j’ai voulu éviter d’entrer dans le jeu de la judiciarisation des débats, mais je ne peux tolérer plus longtemps que mon image soit salie et que mon combat le soit également.
J’ai donc pris la décision de ne plus tolérer les propos injurieux à mon égard, en particulier lorsqu’ils consistent à m’associer au nazisme ou racisme. De façon sereine mais ferme, je ferais appliquer la Loi contre toutes les personnes qui se rendront coupables d’une atteinte à mon honneur.
Pour rappel : « L’injure publique envers un particulier est un délit passible de 12 000 euros d’amende (article 33 alinéa 2 de la loi sur la presse). »

 

Vincent Vauclin, le 20 Aout 2011


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