Archives mensuelles : février 2012
«ACTA, tu ne passeras pas !»
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La Dissidence soutenait, le samedi 25 Février dernier, la manifestation contre le Traité ACTA qui eut lieu à Paris, Place de la Bastille.
Aux cotés de militants pour la liberté numérique, nous avons tenu à nous associer à ce combat contre la censure, et contre la répression croissante du libre-partage de l’information et de la culture.
- En savoir plus sur le Traité ACTA (La Quadrature du Net)
(cliquez “cc” pour activer les sous-titres français)
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- Proposition n°30 du Manifeste de la Dissidence Française : Abrogation des lois Hadopi et Loppsi, mise en place d’un Pacte de Sauvegarde des Libertés Numériques, garantissant par la Loi les libertés numériques fondamentales, et reconnaissant Internet comme espace de libertés d’expression et d’opinion. (voter et débattre de cette proposition).
Préparons la Guerre Sociale
Le 12 Février 2012, peu avant minuit. Un peu moins de 300 individus viennent de salir leur honneur, et de précipiter la Grèce dans le chaos : le Parlement Grec adopte le plan d’austérité exigé par le FMI et l’Union Européenne, tandis qu’Athènes est devenue un champ de bataille où les forces de l’ordre affrontent les dizaines de milliers de grecs descendus dans les rues.
Diminution drastique du salaire minimum, suppression massive de postes de fonctionnaires, nouvelle vague de privatisation, la Grèce s’enfonce dans cette « rigueur » qui affame retraités et enfants, salariés et fonctionnaires.
Une rigueur imposée depuis des mois à la Grèce par le pouvoir bancaire apatride, dont est directement issu Loukás Papadímos, Premier Ministre Grec et ancien salarié de la Goldman Sachs, groupe financier à l’origine d’une grande part des crises spéculatives qui ont secoué l’Europe, et le monde, ces derniers mois.
Un peu plus de 40 ans après le coup d’État du 21 Avril 1967 – qui était déjà fomenté par l’impérialisme anglo-saxon et son bras armé de l’époque, la CIA – la Grèce, berceau de la démocratie, est de nouveau soumise à une véritable dictature qui a entrepris de s’accaparer systématiquement ses richesses au profit de l’oligarchie bancaire dont la BCE et le FMI sont les auxiliaires zélés.
Ce basculement autoritaire est sur le point de gagner le reste de l’Europe. La situation en Grèce préfigure les troubles qui frapperont prochainement notre pays.
Car bien loin de sa promesse de paix et de prospérité, l’Union Européenne s’avère être une véritable machine à broyer les Peuples et à sacrifier leurs patrimoines, au nom d’une Dette qu’elle les força à contracter auprès de créanciers privés, notamment par l’article 123 du Traité de Lisbonne (lui même issu de l’article 104 du Traité de Maastricht, et de la Loi Française du 3 Janvier 1973) qui interdit à tout état membre de l’Union Européenne de s’autofinancer (droit pourtant historique et régalien).
La France, comme la Grèce, est d’ores et déjà soumise à une « cure d’austérité » sans précédent et ce depuis des mois. En France, comme en Grèce, cette « cure » a ceci de particulier qu’elle aggrave le mal au lieu d’y remédier. En France, comme en Grèce, la classe politique dans sa totalité est inféodée aux technocrates européistes, et donc aux lobbies bancaires et financiers transnationaux, dont l’appétit insatiable n’a d’égal que le froid cynisme issu d’un système de valeurs judéo-protestant.
L’illusion démocratique promise par l’Union Européenne s’évapore avec les gaz lacrymogènes sur la Place Syntagma, laissant les regards humides et le goût amer de la souveraineté bafouée.
Dans sa fuite en avant, l’hydre du capitalisme bancaire et financier dévaste une Europe qui renoue désormais avec ses vieux démons totalitaires, préfigurant cette gouvernance globale qui tend à s’imposer au détriment de ce Droit des Hommes si fondamental qu’est la souveraineté.
Nous ne sommes pas contre le système. C’est le système qui est contre nous.
C’est une véritable guerre qui nous est menée, une guerre sociale à laquelle nous devons faire face.
Par la convergence de nos résistances et l’initiative de terrain, nous nous préparerons au choc dont l’imminence ne fait plus aucun doute. Notre réponse ne peut prendre la forme que d’une dissidence économique et politique organisée, coordonnée, et systématique.
Cette guerre sociale, nous l’anticipons, en lançant une guerre de légitimité sans précédent.
Les Grecs se battent, nous les soutenons. Et nous nous battrons, nous aussi.
Car, et je cite l’un des manifestants sur place : « nous préférons la révolte à la misère ».
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Vincent Vauclin
Coordinateur National de la Dissidence
















