francaagonisait

France agonisait.

Autrefois forte, belle et respectée pour sa vertu teintée d’un éclat que toutes jalousaient, France périclita soudainement.
L’on dit qu’elle s’enivra d’une absinthe empoisonnée, qu’elle goûta au venin que sa Sainte Mère lui défendit toujours ne serait-ce que d’approcher.
Cette dernière s’éloignant un soir brumeux, France fut accostée par un vagabond difforme, rieur et blasphémateur, dont on dit qu’il est sans terre ni patrie, et qu’il était maudit pour les innombrables crimes, escroqueries et autres parricides qu’il fomenta avec ses congénères. Il s’empressa de charmer la belle, salissant tout ce qu’elle respectait, la perdant par le verbe en illusions.
Le bougre connaissait son affaire. Il ne vivait que des boniments et mensonges qu’il répandait dans toutes les contrées où il passait. Et ce qu’il ne parvenait à corrompre, il l’achetait, et c’est pourquoi son arrivée était toujours précédée par le cliquetis des shekels qui emplissaient ses poches.
Il tendit son breuvage à France. Malgré l’odeur de souffre qui s’en dégageait, elle s’en abreuva pour étancher cette soif qui l’assaillait dès les premiers mots de l’apatride. A la première gorgée, elle fut irradiée d’une chaleur extatique et intérieure, l’assoiffant encore davantage. La seconde gorgée la plongea dans un état second et, en un instant, France perdit sa superbe et sombra dans l’agonie que nous lui connaissons.

Moribonde, agitée de soubresauts erratiques, elle inspirait pitié, et l’on s’interrogeait désormais sur la nature du mal qui l’emporterait le premier.
Car ils étaient nombreux à se disputer son dernier souffle : rongée par la gangrène qui noircissait sa peau, elle délirait et semblait en proie à des hallucinations hystériques qui déformaient son visage, crispaient sa mâchoire au point d’édenter sa bouche d’où ne sortaient plus qu’injures et râles à l’encontre de son passé glorieux et des Anciens qui tentaient de le lui rappeler. Son regard fiévreux la laissait désorientée, incapable de se tenir debout. Ses yeux ternes et demi-clos trahissaient une âme torturée par le souvenir des corruptions auxquelles elle céda, cette luxure qui charme, puis aveugle et tourmente à jamais ceux qui y cèdent.

Mais France enfantera bientôt. Et la vengeance de sa progéniture sera sans égal. Le médecin laissera sa place au prêtre, dont l’extrême-onction aura le ton d’un baptême qui ôtera à jamais au vagabond son sourire ricaneur.

Vincent Vauclin

sep2

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

1 commentaire

  1. Oui. Pour les gentils, tout ce passe comme dans un bon « thriller » historique.

    L’action se déroule à différents endroits, mais toujours loin des gentils.

    A différentes périodes, mais toujours éloignées de celle des gentils.

    Sur différents plans, mais différents de ceux des gentils.

    Sans liens apparents pour les gentils qui ne peuvent comprendre que par bribes tant le sujet est complexe (!) pour ceux qui ont la charge de l’expliquer aux gentils: Par « flashs ». Des éclairs de lucidité journalistique: Des brèves en quelques sortes, mais vite, très vite éteints par la prochaine émission B.D « Bien Doxique » des nouveaux divertissements pour gentils.

    Tout ce passe, en faits, comme si fallait impérieusement que le gentil ne puisse pas soutenir bien longtemps la vue de la réalité politique crue à laquelle il est soumis par décret.

    Tout ce passe comme s’il fallait impérieusement q’il fut imposés des obscurcissements à sa propre vue de sa propre fonction de gentil au sein de la réalité politique nouvelle.

    Sans compter la Doxa, toujours présentée comme aimante, de lui souffler à l’oreille: « Il faut que tu reprennes souffle: Le gentil ne peut supporter bien longtemps l’insoutenable; Il te faut de l’obscurcissement télévisuel, pour t’aider à te maintenir dans l’état semi conscient de ta propre condition de gentil au sein de la nouvelle politique spécialement édictée pour toi le gentil… »

    Ainsi tentons de garder ce qui va suivre bien en mémoire ,et, si possible, plus de soixante douze heure. Une sorte de « Chalenge » pour gentils. Oui soyons gentils de garder ceci en mémoire plus de soixante douze heures: Oui. Soixante douze heures de mémoire pour ce qui va suivre:

    « (…) Pendant ce temps, d’autres actions se déroulaient dans les mondes parallèles à ceux des gentils, dans les mondes d’initiés que très peu de gentils ne méritent par la force des choses: Dans les ministères successifs, dans le clair obscur de cabinets, en catimini dans des cours de justices, des assemblées si loin des gentils, les discussions allaient bon train et à bon rythme:
    – La ponction faite sur les gentils est de tout temps. Elle n’est pas plus lourde au moyen age que dans l’antiquité ou les temps modernes. Les gentils peuvent supporter corvées, banalités, cens, taille, champart, gabelle et dîme. »

    Certes, énoncées ainsi, ces obligations paraissent bien nombreuses pour les gentils.

    Cependant, les gentils du XXIème siècle supportent tout de même et quant à eux l’impôt sur le revenu, la taxe foncière, la taxe d’habitation, la TIPP sur l’essence, les timbres fiscaux pour les formalités administratives, les droits de succession, les frais de notaires sur les biens immobiliers, les prélèvements sociaux, les prélèvements libératoires sur les produits financiers et surtout notre bonne taxe à la valeur ajoutée qui grève absolument tous les biens et services.

    Quant aux corvées, elles représentaient pour un gentil du moyen-âge un à deux jours de travail par an, six au maximum. Elles consistaient à entretenir les ponts, les routes, à curer les fossés : c’était une forme de contribution locale, qui relève aujourd’hui des communes et des politiques en -isme associées.

    Ainsi, et tout en gardant ce parallèle en mémoire, pendant soixante douze heures, soit un grand défi pour un gentil en quelques sortes, nous considérerons qu’un gentil travaille, in fine, de Janvier à Août au regard de la somme totale. Gentiment dit: Six jours contre cent vingt jours ouvrés, serions-nous en droit de nous poser, gentiment, à nous-même, les gentils pour l’heure, cette gentille question: Les gentilles personnes d’aujourd’hui sont-elles mieux loties que leurs lointains gentils ancêtres ? Le gentil a-t-il le droit d’énoncer cette question ? Le gentil a t il le droit ? Pourquoi en arrivèrent-ils eux-mêmes, les gentils, à se poser cette question : Suis-je gentil ? Qu’y a t il, dans cette nouvelle donne qui me pousserait, comme inextricablement, à me considérer parmi les gentils ?

    Les gentils, s’ils n’ont voix au chapitre pour les décisions, peuvent-ils au moins se poser des questions entre eux, c’est à dire entre gentils ? Combien les gentils ont-ils payé leurs nouvelles « libertés »? Du simple au double ? Cela se concevrait. Du simple au triple ? Cela serait discutable. Du simple au quintuple, cela pourrait être éventuellement considéré comme bien trop cher. Du simple au décuple ? Impensable ! Alors du simple au vingt-uple ? Rires: il n’existe pas de « -uple » pour vingt fois, même en y réfléchissant très gentiment, c’est à dire avec tous les efforts dont un gentil se doit. Soyons-donc gentil une fois de plus de comprendre cela:

    « Il est l’heure, à présent, en plus de nos gentils devoirs communaux. En plus de nos gentils devoirs régionaux, en sus de nos devoirs nationaux, en marge de nos nouveaux gentils devoirs fédéraux (brussels), d’envisager nos devoirs mondiaux : Champagne pour tous ! »

    Comment en sommes nous arrivés là ?
    << vite, vite, un retour arrière de plusieurs décennies avec un gentil grand croix qui faisait gentiment son travail de grand croix, à tel point que son discours fut gentiment nommé le discourt dit de la "conspiration du silence" du cinq mai mille neuf cent quatre vingt douze <<

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