Alexandre Douguine : « La Métaphysique du Chaos »

lamétaphysiqueduchaosLa philosophie moderne européenne a débuté avec le concept de Logos et d’ordre logique de l’existence. En plus de deux mille ans, cette vision du monde a été complétement épuisée. Toutes les potentialités et les principes issus de cette pensée logocentrique ont désormais été explorés de manière exhaustive, exposés puis abandonnés.

La figure du Chaos et la problématique qu’il représente ont été négligées, mises de côté depuis la naissance de cette philosophie. L’unique philosophie que nous connaissons aujourd’hui est la philosophie du Logos. C’est un concept opposé à celui du Chaos, son alternative absolue.

Depuis le XIXème siècle, par la voix des philosophes les plus importants et les plus brillants comme Friedrich Nietzsche, Martin Heidegger, jusqu’aux penseurs post-modernes contemporains, l’homme Européen s’est mis à affirmer que le Logos approchait de sa fin. Certains ont même avancé que nous vivions la fin de la philosophie logocentrique, que nous approchions maintenant autre chose.

La philosophie Européenne, basée sur le logocentrisme, correspond aux principes d’exclusion, de différenciation, le dihairesis des grecs. Toutes ces attitudes sont strictement masculines, exprimant l’autorité, la verticalité, l’ordre hiérarchique de l’existence et de la connaissance.

Cette approche masculine de la réalité impose partout un ordre et un principe d’exclusivité. Cela a été parfaitement exprimé dans la logique d’Aristote où principes d’identité et d’exclusion et façon de penser normative, sont placés au centre. A est égal à A, et non égal au non-A. L’identité exclut la non-identité (l’altérité) et vice-versa. C’est le règne du mâle, celui qui parle, pense, agit, combat, divise, commande.

De nos jours, cette philosophie logocentrique tirant à sa fin, nous devrions réfléchir à une possibilité qui ne soit ni logocentrique, ni phallocentrique, ni hiérarchique et ni exclusive.

Si le Logos ne nous satisfait , ne nous fascine, et ne nous mobilise plus, nous sommes amenés à essayer autre chose, à s’adresser au Chaos.

Pour commencer, il existe deux concepts différents du Chaos. La physique moderne et la philosophie évoquent des systèmes complexes, des bifurcations ou équations et des processus différentiels, le concept de « chaos » désignant ces phénomènes. Ils entendent par-là, non pas l’absence d’organisation mais un type d’ordre qu’il est difficile de percevoir comme tel : il s’agit d’un ordre très complexe, qui n’en semble pas un, mais qui, en essence, en est un. Un tel « chaos », ou une telle « turbulence », est, dans la nature, prévisible par calcul, mais avec des moyens et procédures théoriques et mathématiques très sophistiqués comparés aux instruments utilisés par la science naturelle classique.

Le terme « chaos » est employé ici comme métaphore. Dans la science moderne, nous explorons la réalité d’une manière essentiellement logocentrique. Ce « chaos »-là n’est rien de plus qu’une structure dissipée du Logos, le dernier produit de sa décadence, de sa chute, de sa décomposition. La science moderne est donc basée sur le Logos, mais une sorte de post-Logos, d’ex-Logos, de Logos à un stade ultime de dissolution et de régression. Le processus de destruction final et de dissipation du Logos est donc pris ici pour un « chaos ».

En réalité, cela n’a rien à voir avec le vrai Chaos, avec le Chaos au sens original grec du terme. C’est plutôt un genre de confusion extrême. René Guénon a appelé l’ère dans laquelle nous vivons jusqu’à maintenant, une ère de Confusion. La Confusion signifie la phase qui apparait juste après l’ordre et qui le précède également. Nous devons faire une distinction claire entre deux concepts différents. D’un côté, nous avons le concept moderne de chaos qui représente un post-ordre ou un mélange de fragments contradictoires d’éléments sans aucun ordre ou aucune unité, liés entre eux par des correspondances post-logiques hautement sophistiquées et des conflits. Gilles Deleuze a nommé ce phénomène un système non-compossible composé d’une multitude de monades (empruntant le concept de monades et de compossibilité introduit par Leibniz) qui deviendront avec Deleuze « les nomades ». Deleuze décrit la postmodernité comme une somme de fragments non-compossible qui ne peuvent coexister. Ceci n’était pas possible dans la vision de la réalité de Leibniz basée sur le principe de compossibilité. Mais avec la postmodernité, nous constatons que des éléments s’excluant entre eux coexistent. Les bouillonnantes non-compossibles monades-nomades non-ordonnées peuvent paraitre chaotiques, et c’est dans ce sens que nous employons habituellement le mot chaos dans le langage courant. Mais à strictement parler, nous devrions faire une différence.

Nous devons donc distinguer deux types de chaos : le « chaos » postmoderniste équivalant à une confusion, un genre de post-ordre, et un Chaos grec, comme pré-ordre, quelque chose qui existe avant que ne naisse la réalité ordonnée. Seul le deuxième peut être considéré comme Chaos au sens propre du mot. Ce second sens (en fait, l’original) devrait être examiné avec attention d’un point de vue métaphysique.

La vision épique de l’avènement et de la chute du Logos au cours du développement de la philosophie et de l’histoire Occidentale a été exposée par Martin Heidegger ; celui-ci expliquait que dans le contexte de la culture Européenne, ou Occidentale, le Logos n’est pas seulement le principe philosophique principal mais aussi la base des attitudes religieuses formant le cœur du christianisme. Notons que le concept de kalam ou intellect est au centre de la philosophie et de la théologie islamiques. On retrouve aussi ce concept dans le Judaïsme (au moins chez Philon), dans la vision (du monde) juive et surtout dans le Judaïsme médiéval et la Kabbale. Ainsi, dans la haute modernité dans laquelle nous vivons, nous assistons à la chute du Logos, accompagnée naturellement par la chute de la culture gréco-romaine classique et de la religion monothéiste. On rencontre tous ces processus de décadence dans toute la culture Occidentale. Martin Heidegger en identifiait l’origine dans une erreur, difficilement perceptible, commise dans les premiers temps de la pensée grecque. Quelque chose n’allait pas dès la naissance de l’histoire occidentale et Martin Heidegger situe précisément ce point noir dans la mise en avant de la position exclusiviste du Logos. Ce point noir a été le fait d’Héraclite, Parménide mais surtout de Platon. L’erreur venait de ce qu’ils considéraient la philosophie comme l’instauration d’une vision du monde à deux niveaux où ce qui existe est perçu comme la manifestation du caché. Plus tard, ce « caché » fut reconnu comme le Logos lui-même, l’idée, le paradigme, l’exemple. C’est à ce moment-là que cette théorie fut élevée en vérité. Cette vérité consiste à dire qu’il y a correspondance entre le donné immédiat et cette essence présumée invisible (« La nature qui aime à se cacher » selon Héraclite). Les présocratiques sont les initiateurs de la philosophie. La formidable explosion de la technique moderne est son produit logique. Heidegger appelle cela le « Gestell » et considère que c’est la cause de la catastrophe, l’annihilation du genre humain qui approche inévitablement. Considérant que le seul concept de Logos était faux , il proposa donc de  réviser radicalement notre attitude vis-à-vis de l’essence de cette philosophie, de ce processus de pensée et de trouver une autre voie qu’il a appelée « un autre commencement » .

Le Logos  apparut d’abord avec la naissance de la philosophie occidentale. La philosophie des premiers grecs naquit donc comme quelque chose qui déjà excluait le Chaos. Précisément au même moment, le Logos se développa, révélant une rude volonté de puissance et une absolutisation d’une attitude masculine devant de la réalité. Le développement de la culture logocentrique anéantit ontologiquement le pôle opposé au Logos lui-même – i.e. le Chaos féminin. Le Chaos étant quelque chose qui précède le Logos et qui est abolie par lui, la prééminence du Chaos se manifesta et fût chassée en même temps. Le Logos masculin a évincé le Chaos féminin, l’exclusivité et l’exclusion ont abattu l’inclusivité et l’inclusion. Ainsi le monde classique est né en étirant ses limites pendant deux mille cinq cent ans, jusqu’à la Modernité et l’ère scientifique rationaliste. Ce monde tend à sa fin. Nous vivons cependant encore dans sa périphérie. En même temps, dans le monde post moderne dissipant, toutes les structures ordonnantes se dégradent, se dispersent, deviennent confuses. C’est le crépuscule du Logos, la fin de l’ordre, le dernier souffle de la domination exclusiviste masculine. Mais nous sommes tout de même encore à l’intérieur de cette structure logique, et non à l’extérieur.

Ayant établi cela, nous avons quelques solutions de base pour l’avenir. La première :  le retour du règne du Logos, de la Révolution Conservatrice, la restauration de la domination totale du principe masculin dans tous les domaines de la vie –  philosophie, religion,  vie quotidienne. Cela peut être établi spirituellement et socialement, ou techniquement. Cette voie, où  technique et ordre spirituel se rencontrent, a été explorée et étudiée par Ernst Jünger, un ami de Martin Heidegger. Le retour du classicisme faisant appel au progrès technique. C’est l’effort pour sauver le Logos déclinant, la restauration de la société traditionnelle. Le nouvel Ordre éternel.

La seconde voie consiste à accepter les tendances actuelles et à suivre la direction de la Confusion, à s’impliquer davantage dans la dissipation des structures, dans le poststructuralisme, et tenter d’éprouver le plaisir d’un glissement confortable dans le rien. C’est l’option choisie par la gauche ou les représentants de la postmodernité. C’est le nihilisme moderne à son apogée – identifié pour la première fois par F. Nietzsche et exploré en profondeur par M. Heidegger. Le concept du rien, potentiellement présent dans le principe du Logos lui-même, n’est pas ici la limite du processus de la chute de l’ordre logique mais plutôt un domaine rationnellement  construit sur l’expansion illimitée de la décomposition horizontale, l’incalculable multitude des fleurs de la putréfaction.

Cependant, nous pourrions choisir une troisième voie : tenter de transcender les frontières du Logos et rester au-delà de la crise du monde post-moderne, le Post-Moderne, au-delà de la Modernité, où la dissipation du Logos atteint ses limites. La question de cette dernière limite est cruciale. Du point de vue du Logos en général, même le plus décomposé, il n’y rien au-delà du domaine de l’ordre. Traverser les frontières de l’être est donc ontologiquement impossible. Le rien n’est pas : voilà ce qu’affirme, à la suite de Parménide, toute l’ontologie logocentrique occidentale. Cette impossibilité révèle l’infinité de la périphérie du Logos et admet le déclin à l’intérieur du domaine de la continuité de l’ordre éternel. Rien ne se dresse au-delà des frontières de l’existence et le mouvement vers cette limite est analytiquement infini (l’aporie de Zénon d’Elée est ici pleinement valide). En fait, personne ne peut franchir la frontière vers le non-être non-existant, qui simplement n’est pas.

Si nous insistons néanmoins pour franchir cette frontière, nous devrions faire appel au Chaos au sens original grec, quelque chose qui précède l’être et l’ordre, quelque chose de pré ontologique.

Nous sommes face à un problème vraiment crucial. Beaucoup de gens aujourd’hui ne sont pas satisfaits de ce qui se passe autour d’eux ; de la crise absolue des valeurs, des religions, de la philosophie, de l’ordre politique et social, des conditions de la postmodernité, de la confusion et de la perversion, de cet âge d’extrême décadence.

Mais si nous considérons aujourd’hui le sens essentiel du devenir de notre civilisation, on ne peut considérer les phases précédentes de l’ordre logocentrique et de ces structures implicites sans admettre que c’est précisément le Logos, portant en lui-même les germes de la présente décadence, qui nous a mené en l’état actuel des choses. Avec une grande crédibilité, Heidegger a identifié les racines de la technique dans la solution pré-socratique  du problème de l’être (par les moyens du Logos) . En fait le Logos ne peut nous sauver des conditions instaurées par lui-même. Le Logos n’est plus  maintenant d’aucune utilité.

Seul le Chaos pré-ontologique peut nous indiquer la manière d’aller au-delà du piège de la post modernité ; ce Chaos mis de côté depuis la création de la structure logique de l’existence comme pierre angulaire. C’est maintenant à son tour d’entrer en jeu. Sans cela, nous serons condamnés à accepter cette Post-modernité post-logique dissipée qui, parce qu’elle annihile le temps, se prétend pour ainsi dire éternelle. La Modernité a tué l’éternité, la Post-Modernité est en train de tuer le temps. L’architecture du monde Post-Moderne est complétement fragmentée, perverse et confuse. C’est un genre de labyrinthe sans sortie, plié et entortillé comme le ruban de Möbius. Le Logos, qui garantissait la fermeté de l’ordre, sert désormais à dessiner les courbures du labyrinthe, alors qu’auparavant il préservait l’impossibilité, pour les intrus éventuels, de traverser la frontière ontologique.

L’unique façon de nous sauver, de sortir l’humanité et la culture de ce piège est de faire un pas au-delà de la culture logocentrique et de s’adresser au Chaos.

Nous ne pouvons pas restaurer le Logos et l’ordre en s’adressant à eux-mêmes, parce qu’ils sont porteurs de leur destruction éternelle. En d’autres termes, pour sauver le Logos exclusif, nous devrions en appeler à l’alternative inclusive, c’est à dire au Chaos.

Mais comment user du concept de Chaos et en faire la base de notre philosophie si celle-ci a toujours été pour nous, par définition, quelque chose de logique ?

Pour résoudre cette difficulté, je propose d’appréhender le Chaos non pas du point de vue du Logos mais du point de vue du Chaos lui-même. Cela peut être comparé à la vision féminine, à la compréhension féminine de la figure de l’autre ; non pas celle qui exclue mais celle qui, au contraire, inclut dans la dimension du même.

Le Logos se considère lui-même par rapport à ce qui lui est égal ou pas. Il ne peut accepter les différences à l’intérieur de lui-même, il exclut l’autre à l’extérieur de lui. Il y a alors volonté de puissance. La loi de la souveraineté. Au-delà du Logos, de l’affirmation du Logos, il n’y a rien, rien n’existe. Donc le Logos excluant tout ce qui  est autre que lui-même, exclut aussi le Chaos. Le Chaos utilise des stratégies différentes : il inclut en lui à la fois le même et le différent. Le Chaos inclusif accepte donc aussi ce qui n’est pas inclusif comme lui, et plus encore : ce qui exclut le Chaos. Le Chaos ne perçoit pas le Logos comme autre que lui ou n’existant pas. Le Logos en tant que principe d’exclusion est inclus dans le Chaos, présent en lui, enveloppé par lui et a sa place acquise à l’intérieur de lui. C’est comme la mère qui porte le bébé en elle. Le bébé est une part d’elle-même et en même temps il ne l’est pas. L’homme voit la femme comme un être extérieur et cherche à la pénétrer. La femme considère l’homme comme quelque chose d’interne et cherche à le mettre au monde.

Le Chaos donne éternellement naissance à l’autre, et donc aussi au Logos.

Pour résumer, la philosophie chaotique est possible puisque le Chaos inclut le Logos en tant que possibilité interne. Il peut librement l’identifier, l’entretenir et reconnaitre son exclusivité incluse dans sa vie éternelle. Nous en arrivons donc à la figure très particulière du Logos chaotique, un Logos complètement et absolument frais, éternellement revivifié par les eaux du Chaos. Ce Logos chaotique est à la fois exclusif (c’est pourquoi il est Logos), et inclusif (en étant chaotique). A la différence du Logos, il s’adapte au même et à l’autre.

Le Chaos peut penser. Il pense. Nous devrions lui demander comment il pense. Nous avons demandé au Logos. C’est maintenant au tour du Chaos. Nous devrions apprendre à penser avec le Chaos, depuis l’intérieur du Chaos.

Je pourrai suggérer, comme exemple, la philosophie du penseur japonais Kitaro Nishida, qui a élaboré « la logique de Basho » ou  » logique du Lieu », à la place de la logique d’Aristote.

Nous devrions explorer des cultures différentes de celles de l’Occident, pour essayer de trouver d’autres exemples de philosophie inclusive, de religions inclusives et ainsi de suite. Le Logos chaotique n’est pas qu’une construction abstraite. En cherchant bien, nous trouverons les formes authentiques d’une telle tradition intellectuelle. Dans les sociétés archaïques, la théologie orientale et les courants mystiques.

En appeler au Chaos est la seule manière de sauver le Logos. Le Logos a besoin d’un sauveur, il ne peut se sauver lui-même ; dans la situation critique de la Post-Modernité, il a besoin de quelque chose d’opposé à lui pour être restauré . Nous ne pouvons transcender la Post-Modernité. Elle ne peut être surmontée qu’en faisant appel à quelque chose qui est antérieur à la raison de sa décadence. Nous devrions donc recourir à d’autres philosophies que celles de l’Occident.

En conclusion, je voudrai dire qu’il n’est pas juste de concidérer le Chaos comme appartenant au passé. Le Chaos est éternel, a éternellement coexisté avec le temps. Le Chaos est donc toujours absolument nouveau, frais et spontané. Il pourrait être vu comme la source de tout type d’invention et de fraîcheur parce que son éternité comprend toujours plus que ce qui a été, que ce qui est ou que ce qui sera. Le Logos lui-même ne peut exister sans le Chaos, comme un poisson ne peut vivre sans eau. Si l’on sort un poisson de l’eau, il meurt. Si le poisson insiste excessivement sur le fait qu’il est autre chose que l’eau autour de lui (même si c’est vrai), il s’échoue sur le rivage et y meurt. C’est une espèce de poisson fou. Puis si nous le remettons dans l’eau, il y sautera de nouveau. Alors laissons-le mourir s’il le veut. Il y a d’autres poissons dans les profondeurs. Suivons-les.

L’ère astronomique qui tire à sa fin est l’ère de la constellation du poisson. Celle du poisson agonisant sur le rivage. Nous avons vraiment besoin d’eau.

Seule une pensée complètement nouvelle, une nouvelle ontologie et une nouvelle gnoséologie peuvent sauver le Logos qui a quitté l’eau, qui est sur le rivage, dans le désert qui s’accroit (comme le prévoyait Nietzsche).

Seul le Chaos et la philosophie alternative basée sur l’inclusivité pourraient sauver l’homme moderne et le monde des conséquences de la dégradation et de la décadence du principe exclusiviste appelé Logos. Le Logos a expiré et nous pouvons tous être ensevelis sous ses ruines si nous ne faisons pas appel au Chaos et à ses principes métaphysiques. Utilisons ces principes  comme la base de quelque chose de nouveau. Voilà peut-être « l’autre commencement » dont parlait Heidegger.

Alexandre Douguine,

Déniché sur le site de la 4ère Théorie Politique

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Auteur : Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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