ordre

Rejetant en bloc la subversion moderne et l’ensemble de ses corruptions, animés d’une violence brutale et saine contre un monde qui entend porter quotidiennement atteinte à leur dignité, n’admettant ni la capitulation, ni la compromission, c’est cette communauté organique d’hommes que nous qualifions d’Ordre, et qui, bien évidemment, n’a strictement rien de commun avec le parti ou le syndicat dont il représente l’antithèse radicale.

L’Ordre est d’abord un espace identitaire de décontamination pour l’individu, espace au sein duquel il trouvera incarnés les principes, les conceptions supérieures de l’existence qui entrent en résonance avec un vécu intérieur et subjectif qu’il peinait à formuler jusqu’ici, et auxquels il peut désormais s’arrimer pour échapper à l’influence insidieuse et omniprésente du monde moderne.

Organisé selon l’idée hiérarchique de concentricité, fondé sur la légitimité, la vocation, le serment, l’Ordre forme une totalité qui transcende les individus pour s’affirmer comme un pôle d’énergie, d’exemplarité et d’intransigeance absolue.

De là peut alors s’embraser en chacun le foyer du combat, alimenté de ce comburant doctrinal qui jusqu’ici faisait défaut, et dont la qualité sera mise à l’épreuve dans l’action et sa portée.

Une Croisade contre le Monde moderne. Telle est la seule et unique promesse de cet Ordre martial qui n’a pas vocation à s’encombrer de basses revendications démagogiques qui ne feraient qu’aménager une aliénation avec laquelle aucune concession n’est possible.
Sur le même principe, les personnalités tièdes, indécises ou versatiles n’y ont évidemment pas leur place : nous leur préférons, sans l’ombre d’une hésitation, les fanatiques qui, au moins, ont la rectitude de l’idée pour eux.

Là où la société moderne et libérale relève d’une cacophonie assourdissante, où chaque note résonne de façon erratique, dansant sur le rythme infernal de Lilith, où toute partition fut évincée par les subversions successives, l’Ordre apparaît comme une réponse à la dissonance générale.  Que ses notes sonnent comme elles le doivent, à leurs places et selon leurs temps respectifs. Qu’elles fassent résonner l’écho de la civilisation par leur symphonie, qu’elles entonnent l’hymne de ceux qui ne renoncent jamais et qui n’ont jamais cédé sur les principes, fût-ce au prix de leurs vies.

Alors, la simple existence de cette mélodie saine et ordonnée, audible par ceux qui en sont encore capables, fournira l’énergie cohésive, chorale, nécessaire à l’effort de dissidence, en s’imposant par le style et l’esthétique.

[…]

Les principes, fussent-ils les plus nobles, sont destinés à la désagrégation, à l’oubli, dès lors qu’ils restent réduits à la forme d’une posture intellectuelle et culturelle qui les confine plus que ne les déploie, comme une partition qui ne serait jamais interprétée.

Aussi, nous pensons l’activisme comme fondamental : les principes animent l’action qui, en retour, vitalise les principes et, par l’exemple, en devient le vecteur le plus efficace. Ce n’est qu’ainsi qu’une transmission véritable peut s’opérer, et c’est pourquoi ne peut être considéré comme dissident que l’individu qui, échappant à la contamination moderne, incarne à la fois l’activisme politique, l’acuité intellectuelle, et l’exemplarité morale, chacun de ces aspects étant étroitement associé aux autres.

Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder ces questions dans le dernier chapitre de Cendres, et avions alors mis en évidence la nécessité de bâtir un Ordre politique et spirituel de combat dont la vocation sera de maintenir, quoi qu’il advienne, une ligne de front, d’opposer une résistance totale et radicale à l’Empire et à ses instigateurs apatrides. Mais en aucun cas il ne s’agit de se retrancher dans une position défensive, attentiste, ou défaitiste. L’activisme est stérile s’il ne s’intègre dans aucune stratégie réaliste, s’il ne vise pas un objectif clairement défini, s’il consiste en une agitation erratique qui se contente d’elle-même.

Le désastre dans lequel s’enfonce la France ne nous donne que des responsabilités. Et si nous sommes animés d’un fanatisme de la volonté qui rejette toute fatalité, nous ne sommes pas hermétiques aux exigences immédiates du salut public. Le pragmatisme n’est pas une trahison de l’esprit révolutionnaire, et peut au contraire en être le prolongement responsable dès lors qu’il est clairement exposé et motivé.

Vincent Vauclin,

Extraits de Cendres et Putsch (2013).

sep2

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

6 commentaires

  1. Excellent! Si je n’étais si vieille, je rejoindrais vos rangs sur le champ. mais à défaut de le pouvoir physiquement, je suis avec vous par le coeur et l’esprit.
    Au-dessus du gouffre sans fond où l’on voudrait nous faire croire qu’il est dans l’ordre des choses que nous tombions tous, j’ai entendu ce matin tonner une voix forte et claire appelant au combat les survivants encore conscients; voici que la vertu virile reprend la parole , elle qu’on croyait bannie,et voici qu’elle reprend sans peur aucune la parole qui lui fut volée, et fille de la beauté fière et indomptable qui coule dans nos âmes, voilà qu’elle apparaît seule raisonnable face à la folie meurtrière de cette bête ivre de puissance, qui nous rêvait déjà tous soumis sinon morts.
    Et voici que je me reprends à espérer, enfin!

  2. Cela arrive comme un cheveu sur la soupe, mais voici ce que j’écrivais à un ami:

    Re bonjour Olivier,

    J’espère que tout va pour le mieux de votre coté.

    Je poursuis mon analyse du message subliminal émit depuis les hauteurs du pouvoir central depuis ces quelques dernières années: En gros, et pour de simples et stupides mortels tels que nous autres, cela donnerait en substance:  » ‘On’ vous a fait dépenser tout votre argent. Ce sont d’autres que vos familles qui possèderont vos terres. ‘On’ va faire encore mieux. ‘On’ vous le promet: Il ne restera plus rien pour votre descendance qui pourra, et c´est là l’avantage que votre génération n’a pas eue la chance d’avoir à son époque juridiquement et socialement, aller se faire enculer(*) sans que cela ne dérange personne ». (rires). Elle est pas belle la vie ?

    Amitiés,
    Stéphane
    ./.

    (*) « Enculer » n’est plus un gros mot. C’est devenu un Art de vivre…

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