Délinquance : le sévère constat d’un Général de Gendarmerie

General_Soubelet

Devant des députés, le général Soubelet, n°3 de la gendarmerie, a déploré que les délinquants «profitent du système» et a noté que «les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes».

«Je vais livrer une analyse personnelle, peut-être un peu iconoclaste» : avec un courage certain, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet, numéro 3 de la gendarmerie nationale, s’est livré à une critique sans fard de la politique pénale actuellement menée. Ses propos, tenus le 18 décembre devant la commission parlementaire de «lutte contre l’insécurité» ouverte à la presse et qu’il savait enregistrés, sont ceux d’un grand technicien. Énoncés sur un ton posé, ils ont l’effet d’une bombe. Venant d’un gradé de tout premier plan et reprises par l’Agence France Presse, ils traduisent, s’il en était encore besoin, le malaise des forces de l’ordre face un système judiciaire souvent taxé d’angélisme et dont le nombre de remises en liberté ne cesse de hérisser la base.
Pendant plus d’une heure et 24 minutes d’audition, ce général 4 étoiles, grand patron des opérations et de l’emploi à la Direction générale de la gendarmerie nationale, nommé le 28 novembre 2012 en Conseil des ministres, a brossé un tableau sans concessions. Évoquant en préambule de son propos la lourdeur des procédures «sur le plan juridique», qui complique le travail des gendarmes, le général Bertrand Soubelet lâche que «les délinquants le savent et profitent du système».

«Les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», prévient le militaire, précisant qu’en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou «a diminué de 33%». «Évidemment, l’insécurité et le sentiment d’insécurité ne cesseront d’augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée», martèle-t-il. Le diagnostic de ce haut stratège est implacable: la réponse pénale est, selon lui, «en décalage». Sans détour, il enfonce le clou en assurant: «Les auteurs d’atteintes aux biens (cambriolages, vols…), les plus importantes numériquement, bénéficient d’un traitement pénal qui leur permet de continuer à exercer leurs activités.» Si le mot «impunité» n’a pas été lâché, l’auditoire a dû y penser très fort.

Invoquant sa «liberté de parole», le général Soubelet considère certes que «la délinquance n’augmente pas en valeur absolue» mais qu’il existe bel et bien «une réelle insécurité dans notre pays».
Toujours selon la vidéo de cette audition, il cite un «élément déstabilisant» pour la gendarmerie: «La notion de sanctuaire rural et périurbain n’existe plus (…) la délinquance et l’insécurité frappent au cœur de nos territoires, dans la ruralité profonde.» Un phénomène lié à une «migration importante de la population française en dehors des 25 agglomérations les plus importantes, vers la zone gendarmerie».

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Conseil de lecture : 

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Auteur : Dissidence Française

www.la-dissidence.org

7 commentaires

  1. Ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre. Plus il y aura de troubles, plus ça risque d’exploser pour de bon.
    On sait bien d’où vient cette violence.
    1) de l’immigration. Il faudra bien régler ce problème un jour. Ça ne va pas être simple, mais c’est indispensable.
    2) la dégradation économique. Et ça c’est loin de s’arrêter. Donc cramponnons-nous.

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