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Il est à l’heure actuelle évident que la France – et, plus généralement, l’humanité – traverse une crise importante sur tous les plans envisageables. Le noeud du problème se situant essentiellement dans l’absence dramatique de transcendance, seule capable d’extraire l’existence humaine de l’absurdité dans laquelle elle s’enfonce chaque jour plus fortement. Je ne m’attarderai pas plus longuement sur les tenants et aboutissants de cette crise qui ont déjà été dûment symptomatisés par René Guénon (‘La Crise Du Monde Moderne’), et plus récemment diagnostiqués par Salim Laïbi (‘La Faillite Du Moderne‘). Reste à savoir comment lutter de manière effective afin de contrecarrer ce qui apparaît comme une fatalité inéluctable : Vincent Vauclin, tête pensante de la Dissidence Française, propose le Putsch. Un essai bref et direct, disponible à bat coût en format papier et gratuitement en PDF, expose les paramètres de ce potentiel coup d’état.

‘Nous ne sommes pas extrémistes, nous sommes radicaux !’ Balançait sans ambage Vincent Vauclin à la gueule d’une journaliste venue l’interroger à l’occasion du fameux Jour de Colère. En effet les raisons qui pour lui justifient l’optique putschiste, détaillées au début du bouquin, ont tout du rejet catégorique de la modernité dissolvante. On ne peut d’ailleurs que le suivre sur le constat, vecteur d’insatisfaction chez une grande partie du peuple français. Ce qu’il appelle à juste titre ‘la pensée unique liberale-libertaire’ a déjà fait preuve de son caractère foncièrement négatif, que l’on se place au niveau des mentalités ou de la géopolitique mondiale. Opposé radicalement à toute concession ou négociation avec les dirigeants actuels du ‘système’ (à savoir les politiciens nationaux et les ‘cosmopolites apatrides’ qui les tiennent par le toupet), Vauclin a le mérite de ne pas faire de sa révolte personnelle une simple posture.

Dans un deuxième temps, il détaille clairement la perspective qu’il appelle ‘putschiste’ et en donne la raison d’être. Et en effet, sous sa plume dénuée de fioriture stylistique déplacée, rien ne paraît plus naturel. L’Armée Française apparaît à juste titre comme un organe châtré par la Ripoublique, empli d’une colère légitime capable de se transformer le moment venu en coup de bélier salvateur dans la forteresse de notre gouvernement fantoche. Ainsi, loin d’être une lubie sortie d’un ‘cerveau malade’, le coup d’état préconisé semble bien ancré dans le principe de réalité et à priori réalisable. La révolution semble plus probable accompagnée de char d’assauts, de missiles et d’une infanterie déterminée que de de gestes de bras tout à fait drolatiques mais privés de qualité opérative.

Jour de Colère (Interview).
Jour de Colère (Interview).

Cependant, bien que le rejet de la modernité s’agrémente chez Vauclin d’une réaction en proportion, des déficits de taille planent sur le renversement qu’il annonce. En effet, il prend le soin de préciser que la révolution doit s’établir sur la base de principes mais jamais n’énonce clairement les caractéristiques de ce ferment traditionnel pourtant fondamental. Quel dommage de voir que les contingences prennent, chez quelqu’un qui se situe pourtant dans la lignée de Julius Evola & René Guenon, une importance démesurée face aux principes immuables qu’ils sont sensés servir. Vauclin court ainsi le risque de taille d’enfoncer son mouvement dans une simple réaction indigne de la mission réformatrice qu’il se propose. Pour rendre à Cesar ce qui lui appartient, il convient de préciser que l’auteur décrit tout de même la France comme étant la ‘fille aînée de l’Eglise’ : doit-on en conclure qu’il veut rétablir le catholicisme d’état ? Dans ce cas, sera-t-il rattaché à l’Eglise temporelle devenue inapte à remplir sa fonction ? Sinon, à quelle autorité spirituelle véritable ? De plus, n’oublions pas que la France est loin d’être prête à un revirement traditionnel : ce qui se voulait comme une révolte légitime pourrait vite devenir, dans l’état actuel des choses, un Printemps Français peu reluisant et seulement porteur d’un chaos aggravé. Il me semble qu’un travail de fond, via des organisations initiatiques régulières, doit être entrepris avant d’entraîner de naturelles répercussions d’ordre politique. Mais cela apparaîtra malheureusement encore plus fantaisiste que le putsch aux yeux de mes contemporains.

Ces bémols nécessaires ne doivent en aucun cas occulter la détermination positive de Vincent Vauclin et de son mouvement. Nous avons besoin de personnalités comme la sienne, ne serait-ce que pour amener les endormis à se questionner sur l’état dramatique des choses. Loin de partager intégralement son point de vue, j’invite toutefois chacun à se procurer ‘Putsch’, à s’en faire son avis et à en tirer les conclusions qui s’imposent.

W. | La Chroniquothèque

sep2

Voir aussi : 

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

(2 commentaires)

  1. .

    « Le Message »

    « La Rallye(*) St Hubert » ou le reveil de la crème présidentielle…
    … En dolby stéréo depuis une église non encore désafectée ni désacralisée:

    (*):En « oldlangue » la Rallye, cela veut dire Reveil!

  2. Ha la St Hubert, une crème parmis les crèmes. D’un autre coté comment partager ce serrement au coeur avec ceux qui ne peuvent plus en faire partie, du coeur ? Il est bien dommage que nos djeuns warriors des campagnes et des villes n’écoutent plus réèllement la signification des refrains jadis entonnés ?
    Rassurons-nous: Nul besoin de faire partie du corps pour en partager les valeurs.

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