delamassification

Que les dissidents disent d’où ils parlent – philosophiquement ; politiquement ; spirituellement – avant de se dire dissidents. S’ils ne savent pas, ils ne peuvent être dissidents, car un dissident à tout de même une vague idée de ce que n’est pas la dissidence même si la dissidence ne sait pas encore ce qu’elle est.

La dissidence s’est principalement construite sur une critique radicale de l’antiracisme institutionnel et de la fausse alternance gauche/droite comme double imposture. Pour résumer: Le Socialisme contre la gauche ; le Nationalisme contre la droite ; le Traditionalisme contre le monde moderne.

La position minimale du dissident pour être un minimum cohérent – et qui le différencie de l’antifascisme et du néo-nazisme  – est de refuser de se positionner – de valider, de s’identifier, d’incarner et de rejouer – idéologiquement par rapport à la séquence 40-45 et la période Guerre froideIl est inquiétant que des individus qui se revendiquent de la dissidence, de près ou de loin, manient la reductio ad Hitlerum, jouent de la menace fasciste et nourrissent le point Godwin – ce retour à un logiciel binaire et médiocre est plus que notable à travers les divers commentaires sur la crise ukrainienne -,  en restant sur un logiciel gauchiste et antifa sans aucun complexe, ou en réhabilitant le nazisme tel quel – ou plutôt une adaptation sur un logiciel droitard et anti-antifa  – dans un romantisme qui tient du fantasme, et qui est tout à fait une sorte de gauchisme en son genre extrémiste et moderne mais en rien radical et d’avenir : les oppositions nécessaires.

Que la dissidence soit orpheline d’une théorie philosophique et politique qui se borne pour le moment à un ni-ni, cette théorie métapolitique dissidente est tout de même en réflexion et en construction dans divers groupes pour le dissident passionné et attentif de la dissidence en mouvement en tant qu’aventure particulière et à part entière, avec une certaine genèse et une certaine logique qui est propre à cette mouvance, en effet, la dissidence n’est ni du néo-communisme, ni du néo-nazisme, ni de l’antifascisme primaire, ni du suprémacisme réactionnaire: c’est le postulat de départ.

Cette fracture interne à la dissidence, de plus en plus évidente et évidement incapacitante, est aujourd’hui intenable en terme de cohérence, et se décline d’ailleurs sur plusieurs plans, et notamment, sur celui de la dialectique de la vraie-fausse république et de la vraie-fausse démocratie, car, si la dissidence est à la base une convergence, elle n’a pas vocation à être un fourre-tout éternel et une somme de constats immobiles. La dissidence a clairement vocation à construire une voie métapolitique qui lui est propre à travers une aventure militante qui est autre que l’opposition nécessaire gauche/droite que cela soit en son centre ou à ses extrêmes, là est toute la légitimité de son existence et déterminera la durabilité de son expérience.

Ce refus radical – de la nostalgie et du folklore – des extrêmes officiellement historiques – et aujourd’hui anachroniques – du XXème siècle comme détermination révolutionnaire est la base primordiale de la dissidence.

Nous condamnerons fermement l’utilisation des anathèmes doublement incapacitants de la part des militants se revendiquant de la dissidence telles que les accusations systématiques en complotisme, populisme, fascisme, racisme, antisémitisme et homophobie, comme nous condamnerons le complotisme phagocytant, le populisme réactionnaire, le néo-nazisme surjoué, le racisme sectaire, l’antisémitisme primaire et l’homophobie agressive qui justifient ces anathèmes, comme arguments et réponses assimilés à la dissidence.

 La dissidence est exactement la pratique-critique de ce phénomène dualiste aux extrêmes comme impasse révolutionnaire.

La dissidence s’inspire de toutes les aventures politiques anticapitalistes, de toutes les réflexions théoriques antimodernes et de toutes les critiques radicales antilibérales, et essayent d’en faire la synthèse, pas de les imiter ou de les fusionner.

La dissidence est primordialement, prioritairement et premièrement le refus du Libéralisme triomphant :  de la social-démocratie et de la triple transformation libérale, de la république des Lumières et de la révolution capitaliste, de la Banque et de l’usure, de l’antiracisme institutionnel et du suprémacisme irrationnel, de l’atlantisme et du sionisme, du mondialisme et du noachisme,  du néo-colonialisme et du cosmopolitisme, de l’ingérence et de l’immigrationisme, de toutes les subversions lobbyistes qu’elles soient communautaires, sectaires, de genre ou des multinationales. Mais aussi, toutes les oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système Capitaliste libéral. Nous contremandons les dissidences, que si elles ne le sont que dans l’arc de la disputation interne sur la gestion du post-libéralisme entre post-modernes, et que si elles ne sont pas en capacité de comprendre ceci, elles ne sont en aucun cas des dissidences et que nous devrons les combattre. Ces dissidences qui nous expliquent, en toute naïveté et toute innocence, que finalement, la dissidence, c’est incarner la véritable anarchie libérale-libertaire et libertarienne, la véritable démocratie et la véritable république : foutage de gueule ou pas foutage de gueule ?

Nous allons rester radicalement dissidents et allons défendre une ligne minimale. Nous refusons le nivellement par le bas cause d’une certaine massification de la dissidence et la réintroduction du clivage révolutionnaire extrême-gauche/extrême-droite.

Nous soulignons que nous respectons nos camarades d’un certain communisme primordial et des cercles non-conformes d’une certaine Troisième voie, qui participent indirectement à la critique positive de la dissidence au sens élargi du terme plus que la dissidence elle-même, d’être conformes à la forme originale de leur militantisme sans surjouer la carte de la dissidence et en se différenciant subtilement mais dignement de cette voie en construction, comme nous les remercions de nous apporter matière à réflexion dans la réalisation de cette Quatrième voie et qui, nous l’avouons, incarnent davantage cette Quatrième voie que la dissidence elle-même, dissidence qui devient la nouvelle police de la pensée de remplacement de la mystification systémique du Libéralisme triomphant, devenir que nous ne pouvons ni taire, ni accepter. 

Nous appelons les dissidents à défendre cette ligne comme base minimum à la prétention dissidente. La dissidence a dépassé le stade d’une convergence, nous n’avons pas à recommencer le travail à zéro à chaque fois qu’un nouvel être s’éveille à la dissidence. Être en dissidence nécessite de se référencer et de connaître les travaux des dissidences opératives – pour exemples représentatifs, qualitatifs et actifs dans la critique-pratique positive: E&RLa Dissidence Françaiseles Non-alignésParousiaL’encyclopédie du souterrain et Les délices de l’age de FerFils de France,Philipe Ploncard d’AssacLe Rouge et le NoirLe Bréviaire des patriotesle Cercle non-conformeFrancis Cousin,Alexandre Douguine, etc – qui travaillent objectivement, d’une manière ou d’une autre, à la théorisation philosophique et politique d’une voie authentiquement dissidente, et qui pratiquent le militantisme de cette voie dans leur relation au monde moderne et sa critique radicale sur le terrain de la réalité vivante.

 L’utilisation de ces anathèmes, dans un sens comme dans l’autre, est en effet impardonnable dans une dissidence digne de ce nom, et des comptes seront demandés tôt ou tard, ça n’est pas un jeu ou un loisir, car en dehors du fait qu’elle démontre rapidement la médiocrité ou la malhonnêteté intellectuelle de notre intervenant, elle empêche tout esprit d’Agora et phagocyte tous les débats de fonds. Empêche de penser toute logistique et interdit d’arriver à l’aventure métapolitique d’une stratégie de l’évitement au Nouvel Ordre Mondial. Quiconque utilise cette méthode systémique et sophistique s’exclut lui-même du cercle de la dissidence  et perd sa dignité de dissident, n’étant plus qu’un clone rhizomatique répétiteur du Libéralisme triomphant, un être programmé et mortifère pour sa civilisation: un mutant du post-libéralisme.

La Réponse sera Métapolitique !

 Nasrallah Pendragon

Source : L’Heure Asie

sep2

Voir aussi :

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

4 commentaires

  1. La Dissidence doit-elle être abordée comme nous aborderions une science dure: Devrons-nous un jour parler d’Initiatique Dissidente ?

    Avant d’aller plus loin, je me permettrai humblement cette mise en garde:

    Une matière aussi dure que la Dissidence, au sens commun, tout comme au sens plus profond n’est autre que notre compréhension inconsciente éclairée par notre compréhension consciente des forces profondes qui modèlent l’avenir historique.

    Puis, cela est inévitable, s’il elle ne se veut plus qu’un fantasme, l’utilisation concrète et opérationnelle de ces connaissances profondes et cachées sous le voile protecteur des apparences.

    Pour rester simple, l’objet d’une telle matière serait, d’une part, le futur historique. Ainsi que, d’autre part, l’étude des forces qui modèlent le futur historique: Une forme dissidence, noble et éclairée, l’Initiatique Dissidente, prendrait alors ses sources dans le passé, parfois récent, parfois lointain, et même dans certains cas dans le très lointain passé, avec tous les complexes et automatismes pschychiques qui la rendent si ardue et périlleuse: La matière dont est constitué l’inconscient collectif est retord et se cabre avec fougue en touchant des domaines très profonds et donc souvent dangereux, voir létaux.

    Inconsciement, chacun d’entre nous a déjà senti ce besoin naturel de comprendre le futur ainsi que les forces qui modèlent le futur. Consciement et honnêtement, chacun d’entre nous a déjà éprouvé les avantages incontestables d’une compréhension puis d’une maîtrise des forces cachées, des noumènes. Ainsi que l’avantage décisif procuré par la compréhension puis la maîtrise des phénomènes de cet ordre.

    Force est de constater que nous nous trouvons dans une situation bien différente lorsque nous ne savons rien des forces profondes qui modèlent le devenir historique mondial – autrement dit, de la Science Initiatique Antique, – ou que nous en savons quelque chose.

    Force est aussi de constater, que s’il est relativement aisé de converser sur des questions d’actualité en s’appuyant sur toutes sortes de connaissances exotériques, c’est à dire extérieures et ouvertes aux sens communs, et que l’on tient pour scientifiques, pratiques, il est par contre emminement difficile de converser sur ces mêmes sujets lorsque nous connaissons, adhèrons et pratiquons une dissidence dure, parfois appellée à se théoriser en science dure de l’opposition politique, en une forme d’Initiatique Dissidente.

    Enfin, et pour clore cette trop succinte tentative de définition d’une Dissidence saine et renouvellée par les forces de la jeunesse combative, prise dans son sens originel et traditionnel, il est positivement necessaire, voir physiologiquement vital, de bien comprendre et de bien intégrer ce fait de toute première importance: La personne qui souhaiterait parler ouvertement en se plaçant du point de vue de la Dissidence, sait qu’elle aura non seulement contre elle, en grande majorité, les opinions fortuites et subjectives de ses auditeurs, mais encore aussi, contre elle, les forces puissantes, concrètes et réelles de la Doxa, forces pouvant être assimillées, par soucis de simplicité, de communication et d’échange intelligible pour tous, à des Entités grossières mais réelles du monde des idées. Des Entités Spirituelles autant bien réelles que peu recommandables pour ma part, si je puis me permettre un tel jugement.

    Nous enjoindrons donc l’intéressé qui étudiera cette matière dure à préserver et protéger son intégrité, s’il s’avérrait qu’il doive, par necessité, pénétrer et avoir contact avec le monde de l’opposition politique dissidente: Certaines matières restent cachées, en dehors de portée. Et s’il en est ainsi, c’est que Dieu, le Logos et la Nature, dans leurs infinies bontés triples, l’ont voulu de la sorte dans leur grande Sagesse et leur Amour pour nous.

    Exposé encore d’une autre manière: Ce qui est caché, ou semblant hors de portée, l’est pour de bonnes et profondes raisons: Les puissances ici à l’oeuvre dépassent très largement l’entendement du commun: Une préparation adaptée et absolument necessaire est une obligation incontournable pour aborder les mondes ces choses cachées aux sens du commun. Cette Initiation débute par le non-jugement. Aussi dangereux et paradoxal que cela puisse paraître.

    Puissiez-vous être prudents sur le chemin périlleux qui mène aux connaissances profondes qui changeront votre vision du monde et n’y avoir recours qu’en cas de nécessité: Sur ce terrain là beaucoup de bonnes âmes se sont perdues.Beaucoup à l’avenir se perdrons. Mais l’aventure politique est la vie: La vie EST dangereuse.

    Voilà, je vous le disais, pour la mise en garde.

    A présent mon souhait: Puisse l’opposition politique dissidente, la Dissidence, être renouvellée par des forces jeunes et vives: Puisse la jeunesse aider ceux qui ont veilli à ne pas reproduire ce qui ne doit plus être dans le monde des décisions, sans pour autant effacer l’histoire. Puisse une jeunesse, emotionnellement, mentalement et spirituellement préparée devenir le printemps de cette métapolitique en devenir.

    Au plaisir de vous lire,
    S./.

  2. Un excellent texte pour l’avancement de la critique du mouvement, cependant cher camarade, soyons plus pédagogue quant à la présentation de nos idées et de nos réflexions, il en va de notre avenir….

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