chouans

Nos illustres aînés du 6 février 1934 en avaient rêvé, Hollande l’a fait : la gueuse craque de toutes parts.

Il ne faut pas bouder son plaisir. Voir des gamines des beaux quartiers tenir tête à des hordes de gendarmes mobiles habillés en Robocop est un signe que la peur a changé de camp. Si nos parents étaient effrayés à l’idée même d’être soupçonnés de la moindre illégalité – c’était leur version du sens de l’honneur, fort respectable, bien entendu -, la génération actuelle récolte ses galons en garde à vue rue de l’Évangile. Mais ce faisant, il ne commettent aucun péché, puisque l’illégalité est désormais du côté des forces de l’ordre, forcément du côté du pouvoir, donc – et c’est nouveau en France – entièrement contre le peuple.

La République est une idéologie, ou, si l’on écoute Vincent Peillon, une religion. N’étant pas fondée sur l’ordre naturel – s’y opposant même violemment -, elle s’écroule de n’avoir d’autre pilier qu’elle-même.

Leur internationalisme – leur haine des Français – les perd peu à peu. Mais ce « peu à peu » s’accélère. Bien loin des faces souriantes qu’ils nous servent, nous avons appris à l’occasion du remaniement ministériel qu’ils sont au bord de la crise de nerfs.

Le Monde nous révèle que Christiane Taubira – Dieu! que ce prénom est mal porté ! – était une nouvelle fois prête à rejoindre sa Guyane qui lui manque tant. « J’ai envie de rentrer chez moi. Ça suffit. Tout ça me gonfle », a-t-elle même expliqué. Tout ça la gonfle. Nos Veilleurs qui la regardent droit dans l’âme la gonflent. La France qui ne veut pas mourir la gonfle. Les familles qui se défendent la gonflent. Quinze siècles d’histoire la gonflent. Clovis, Saint Louis, Louis XIV et Napoléon la gonflent. Notre manteau de cathédrales et nos cloches qui sonnent l’angélus la gonflent. « Moi, j’ai plus envie de mon Amazonie. » Dans notre grande mansuétude, nous compatissons. Un charter pour Christiane, vite !

Il fut un temps qui faisait écrire à un visiteur étranger que « la cour de France est si étonnante : on peut rencontrer le roi dans n’importe quel couloir, aux Tuileries. Il n’est jamais gardé. »

En 2014, on arrête et questionne pendant trois heures des jeunes filles à serre-tête parce qu’elles se tiennent droit debout place Vendôme.

Le roi est mort.

J’étais l’autre soir dans le salon d’une ville cossue de la banlieue parisienne. L’aînée des quatre enfants de la famille, qui se prépare à être une taupe dans les arcanes du pouvoir (excellente élève, elle sert à ses professeurs la doxa obligatoire tout en essaimant la contre-révolution autour d’elle), m’a résumé du haut de ses seize ans l’état d’esprit de sa génération :

« Vous l’avez théorisé. Nous le ferons. »

Ainsi soit-il.

Robin de la Roche,

pour Boulevard Voltaire

sep2

Conseil de lecture : 

livre_putsch

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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