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Nous compilons ici trois textes s’adressant aux militants et sympathisants de la mouvance dissidente. Ces textes s’inscrivent dans une démarche de critique positive, constructive et opérative de l’ensemble de la mouvance. Ils visent d’abord à soulever des questionnements nécessaires et à ouvrir le débat fondamental des orientations stratégiques et des options tactiques.


 La réinformation mortifère

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« Le masquage généralisé se tient derrière le spectacle qui donne ainsi à infiniment contempler quelque chose en tant que complément décisif et stratégique de ce qu’il doit empêcher simultanément que l’on voie et, si l’on va au fond des choses, c’est bien là son opération la plus importante : obliger à sans cesse observer ceci pour surtout ne point laisser appréhender cela. »Francis Cousin – L’être contre l’avoir – VI La vérité de la crise financière – p. 226 

Et on complètera la liste des œuvres macabres de la modernité et du progrès sur la grande toile,  remplir notre petit musée des horreurs individuel alimentant l’exposition virtuelle universelle, internet, une exposition permanente des faits divers les plus sordides, figés dans les cristaux de pixels, incrustés dans notre inconscient, y déclenchant le processus d’enfermement et toute l’incapacité de cet isolement. Voyeurisme malsain ? Bien entendu. Mais ne le dites pas. Ne le dites pas car ici, les noirs collectionneurs sont les rois de la toute puissante réinformation et les accélérateurs chéris du chaos synthétique ; royaume de craintes, empire de méfiances,  paradis artificiel d’âmes apeurées.

Les collectionneurs de néant, ou du bonheur tout-à-l’égout, les deux cas se vérifient, ont pour eux le double argument de la Vérité du mal et de la Vérité du bien. Qu’il faut rendre cette double vérité permanente transparente, habituelle, admise, en exposant le moindre drame et la moindre tragédie, en commentant la cruauté mise à disposition, choquante, des images violant nos cerveaux, créant les germes de la folie normale, de la dépression organisée. Rendant publiques toutes les hontes, se foutant des pudeurs sacrées, un sadisme démocratique, où toutes les victimes du monde moderne deviennent les exemples indiscutables de notre impuissance confortable ; notre déni de la Beauté

La réinformation compulsive, entrainant cette logique de noirceur passive – ou de béatitude contemplative -, exprimant la jouissance spectaliste de cette partouze d’indignations à haut-débitIl est interdit d’interdire internet, internet et les réseaux sociaux devenant le vide-à-ordures cosmique, la rubrique des chiens deux fois écrasés, de toute la crasse involutive, de toute la volonté d’accélération du processus synthétique de chaos mondial organisé par les prêtres-actionnaires du royaume terrestre, excitée et incitée par les faux-messianismes économiques, les kabbales financières, les eschatologies-scatologiques modernes, les prophéties marxistes,la philosophie Libéraleles dogmes droitdel’hommistesle mythe égalitaristela tyrannie du progrèsl’apologie du multiculturalisme, etc.

Une convergence de l’hyper-caste supra-territorial hors-sol et hors-pôle, de l’élite liquide, et des multitudes connectées, descitoyens du monde déracinés, s’opère, en plein jour. Une convergence basée sur la double volonté de changement, en réalité sur le seul besoin des élites d’amorcer une phase transitionnellevers une réorganisation globale et une modernisation de la Fin de l’Histoire, une réaffirmation du statu quo et du triomphe incontestable du Libéralisme comme paradigme (post-libéralisme), comme matrice anthropologique, comme hégémonie intégrale de l’homme totalement libéral voulant préserver son pouvoir d’achat contre l’Homme total de la Tradition voulant détruire laMarchandise ; l’usureEt dans cette période de transition, l’Empire global doit occuper les esprits avec toute la misère humaine, dans la plus grande dérision possible, cette alternance, cette double interaction  des troupes schizophréniques d’occupation mentale et des hordes hystériques de la mystification du faux omniprésent par la réinformation compulsive amenant le spectateur, soit dans l’inertie, le Mythe incapacitant de la toute puissance de l’ennemi, soit dans l’Utopie révolutionnaire, le Mythe du Grand Soir – avant prolétarien et marxiste, aujourd’hui new-ageux et complotiste. 

Une opposition virtualiste, thermomètre et curseur de réajustement pour les élites globales, peut-être même source d’inspiration par la récupération des données, bénévolat à la théorisation définitive duLibéralisme éternel par le croisement de celles-ci, observatoire vivant de l’impact des propagandes systémiques, laboratoire auMeilleur des mondes, exit la Beauté et la Création, exit la Libertéet la Tradition, tout ce que vous pourrez dire de critique positivesera retenu contre vous, vous qui ne jouez pas le Grand Jeu de l’accélération et de l’incapacité, qui ne participez pas à l’entreprise monde selon les règles républicaines et démocratiques de ladisputation interne sur la gestion du Libéralisme triomphant entre libéraux. Entre modernes, progressistes, entre libéraux de gauche, de droite, du centre, entre libéraux anarchistes et conservateurs, entre libéraux bobos et catholiques, entre libéraux de branche et de souche

Roi Polaire

« Certains esprits craintifs, et dont la compréhension se trouve étrangement limitée par des idées préconçues, ont été effrayés par la désignation même du «Roi du Monde», qu’ils ont aussitôt rapprochée de celle du Princeps hujus mundi dont il est question dans l’Évangile. Il va de soi qu’une telle assimilation est complètement erronée et dépourvue de fondement; nous pourrions, pour l’écarter, nous borner à faire remarquer simplement que ce titre de «Roi du Monde», en hébreu et en arabe, est appliqué couramment à Dieu même (Il y a d’ailleurs une grande différence de sens entre «le Monde» et «ce monde», à tel point que, dans certaines langues, il existe pour les désigner deux termes entièrement distincts ainsi, en arabe, «le Monde» est el-âlam, tandis que «ce monde» est ed-dunyâ). » René Guénon – Le Roi du Monde – Chap. III La Shekinah et Metatron

Dans cet enfer de réinformation mortifère comme philosophie universellele journalisme pour tous, ouvrant tous les tiroirs de la turpitude aux masses avides, leur refermant les coffres-forts du beau, du juste et du vrai, de cette vraisemblance de réalité loin de la Vérité exigée comme un droit à l’égalité face à la connaissance, un vent se lève, un vent glacé, brulant, qui annonce que l’Hiver vient, annonce le retour du Roi polaire.

Roi polaire comme principe contre-révolutionnaire à la révolution des multitudes connectées, des groupes à mentalité primitive, de ceux qui se nourrissent des restes journalistiques de laréinformation compulsive comme stratégie opérative de ladissidence mainstream, une entreprise de constat de faillite, à savoir si la faille s’ouvrira plus à gauche ou plus à droite et qui elle engloutira en premier, qui sera aux premières loges de l’effondrement planétaire dans sa Base Autonome Durable comme finalité à son individualisme.  

Roi polaire comme perspective d’une Europe puissancel’Empire hésitant, brique élémentaire au monde multipolaire.

L’Europe, l’Empire manquant

En effet, la Russie,  recouvre une certaine puissance, renforçant sa diplomatie internationale face à l’Empire global dont l’Union Européenne est l’instrument américano-sioniste de neutralisation de la puissance européenne par ingérence étasunienne, et notamment de la Diplomatie française, celle de l’axe Paris-Berlin-Moscou, l’Europe est l’Empire manquant à la pratique-critique dumonde multipolaire, l’atlantisme borné et calculé de ses élites l’empêchant d’affirmer sa propre identité diplomatique en tant que zone géopolitique distincte des États-Unis et de la Russie, cet empêchement identitaire, diplomatique et géopolitique de l’Europe impériale des Royaumes souverains créant la situation d’un monde bipolaire ou du monde multilatéral, écueils du monde multipolairecomme réponse au mondialisme et à l’alter-mondialisme.

L’hésitation européenne, à la théorisation et l’incarnation, d’uneQuatrième théorie politique entretient le statu quo, hésitation des élites, des masses, des oppositions, des dissidences européennes perturbant les chaînes de conduction de stress continentales, les chaînes de transmission de la Tradition primordiale et les volontés métapolitiques de puissance impériales contre-impérialiste – contre l’Impérialisme global de la République universelle des droits de l’homme occidental en expansion, l’injonction égalitariste du culte-progrès au changement par le règne des minorités organisées et lavictoire des démocraties d’ingérence contre la communauté de l’être par le triomphe du Libéralisme –  comme vivalisme civilisationnel – contre le survivalisme apocalyptique commesolution individuelle -, comme réincarnation de son rôle métahistorique de pôle polaire, celui de la double origine de la France, du combat symbolique permanent entre l’Atlantide et l’Hyper-borée intérieures dans les cœurs et le sang des européens.

Il n’y aura pas de monde multipolaire sans l’existence et l’exercice d’une Quatrième philosophie politique européenne et cette Quatrième voie ne peut exister à travers le concept de réinformation compulsive et mortifère comme théorie dissidente.

De l’action

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Réflexion active

Aujourd’hui, nous n’opposons plus l’action à la réflexion, l’un n’allant plus sans l’autre dans une perspective dissidente et en notre temps qualifié.

Les conférences, entre action et réflexion, entre spectacle et pédagogie, qui ont fait le succès de la dissidence, en vidéos ou podcasts, sont, bien évidement une introduction au monde des idées qui ont leur importance, que nous n’avons pas le talent conceptuel et oratoire de produire, et que nous regardons avec intérêts, mais, pour le militant du quotidien, elles s’inscrivent davantage dans le cadre d’une réflexion passive de spectateur que dans l’action corrosive où nous devenons acteurs.

Si les conférences ont bien lieu sur le terrain du réel avant de se retrouver sur internet, elle n’entrainent pas une dynamique – en dehors du petit groupe qui l’organise et subit les pressions éventuelles que nous connaissons – que l’on peut qualifier d’action corrosive.

Comme les vidéos-conférences, la réinformation joue un certain rôle : l’afp ment. Mais, passée l’indignation normalisée, le concept de réinformation propose, encore une fois, une démarche virtuelle de réflexion passive – à force anxiogène et déprimante, entrainant une militance émotionnelle, pulsionnelle et réactionnaire, qui verse dans le slogan et nivelle le combat vers le bas : la dérision,  le sensationnel et le spectaculaire – aux militants, les occupe beaucoup en heures passées devant le nouveau petit écran et en rédaction de commentaires.

Nous, dissidents, leur préférons, une réflexion active – unepratique-critique du monde des idées se heurtant au réel -, que nous avons déployé sous forme d’une critique positive destinée aux nôtres, aux militants du quotidien – et nos propositions incessantes à l’action corrosive -, qui est notre échelle et notre niveau de dissidence, et déclinée en articles, en correspondance politique, en effet, nous pensons que l’expression dissidente sous forme de commentaires sur les réseaux sociaux est, non seulement une perte de temps fantastique, une entreprise chronophage de laquelle on ne retient rien, qui ne laisse pas de traces, non aucunes conséquences et que les fils de conversation finissent souvent, il faut bien le dire : en eau de boudin. Le format éphémère de l’article – ou de la propagande – numérique étant déjà insuffisant selon nous, il est un minimum, l’idéal étant le format papier – opuscule, revue, magazine, livre, collage, tractage, etc. Mais il faut bien l’avouer, ce qui nous semble être la base de tout mouvement, c’est-à-dire unecritique positive stimulante, un débat serein permanent de la mouvance à laquelle on s’identifie et une certaine pratique par l’action corrosive, n’est pas à la mode dans la dissidence et intéresse très peu de militants.

 Action corrosive et troupes d’occupations mentales

La massification de la dissidence entraine la surmultiplication des chapelles et des plates-formes de réinformation – comme autant de nouvelles définitions de la dissidence -, d’ailleurs une certainedissidence mainstream ne se détermine plus que par la convergence de ces différentes chapelles et plates-formes n’ayant en commun que le constat globale que le système est pourrit et leras-le-bol généralisé de cette pourriture comme ligne éditoriale.

Si les vidéos-conférences et la réinformation – comme nouvelle méthode journalistique et nouveaux médias alternatifs des multitudes connectées – sont nécessaires, elles ne peuvent remplacer l’action corrosive vers les troupes d’occupations mentales que sont les médias mainstream  la franc-maçonnerie, les partis politiques, les lobbys supra-nationaux et usuriers de la Banque, des industriels du militaire, de l’alimentaire et du pharmaco-chimique, les ong de subversion mondialiste et autres coteries de genre – elles sont, pour nous, et normalement, complémentaires, mais secondaires – puisque les dissidences emblématiques faisaient, et font toujours, très bien le boulot, il était, et est, inutile et superflu, d’être une ixième plate-forme deréinformation pour des militants du quotidien, des dissidents débutants qui, nous pensons, devraient participer d’une réflexion active, une saine et stimulante disputation interne sur l’orientation de la mouvance entre dissidents, une confrontation des idées au réel, et non plus, sur le constat extérieur et la disputation interne sur la gestion du post-libéralisme entre post-modernes, sur ladénonciation incantatoire -, propre à renforcer, argumenter et motiver l’action corrosive et la réflexion active, mais dans les faits, elles sont prioritaires et deviennent le critère, unique et exclusif, pour définir l’action dissidente.

Est-ce que cette priorité tactique est suggérée sous l’impulsion volontaire dans une stratégie hégémonique d’incarnation de l’alternative – qui peut se ressentir à travers les mauvaises habitudes et les comportements discutables de militants du quotidien, de camarades, qui parlent systématiquement au nom de certaines têtes d’affiches et au nom de certaines associations dissidentes comme si ils étaient mandatés pour le faire -, ou parinduction involontaire par l’effet de massification, d’un certainlaisser-aller et de difficulté de prise sur le réel militant dans la faculté à imposer un logiciel dissident – qui est un phénomène explicable par le fait que la base militante ne se réfère pas assez aux textes fondamentaux, existants dans les différentes dissidences en cohérence théorique et en complémentarité pratique-critiquedans leurs différentes échelles, niveaux d’expressions et decompétences, et ne les fait pas vivre, ne les poursuit pas, ne les laisse pas transpirer dans leur approche du militantisme dissident – et/ou à gérer certains militants du quotidien s’auto-identifiant à l’élite ou agissant en police de la pensée à son service, de ladissidence officielle ?

Dissidence officielle, qui, mais cela n’est qu’une impression difficile à démontrer – une inquiétude peut-être infondée ? -, par ses différents effets, régresse, en terme de qualité métapolitique, d’aventure pré-révolutionnaire, de radicalisation et de théorisation d’un logiciel dissident opératif, de visions supérieures, depragmatisme logistique, de possibilités stratégiques, une dissidence qui est de moins en moins stimulante pour le militant des premières heures, qui s’adapte au relativisme moyen de la multitude connectée, confondant de plus en plus humour et dérision, qui est moins offensive dans sa critique de la République, de la Démocratie, Du Libéralisme triomphant, etc ?

Par action corrosive nous entendons le fait d’aller dire aux troupes d’occupations mentales qu’elles désinforment – et à terme de lesempêcher de mentir (par tous les moyens légaux) -, certes, mais directement, c’est-à-dire, devant leurs bureaux, dans leurs enquêtes journalistiques, dans l’exercice de leurs fonctions de subversion, de ne justement plus les relayer et les contester virtuellement de façonpavlovienne pour montrer qu’elles mentent ou que nous ne sommes pas d’accord, pas contents, car dans ce cas, nous continuons d’alimenter leurs flux et nous participons de leur propagande. Nous savons qu’elles mentent, avons-nous besoin de nous en persuadé nous-même.

Nous pensons que les ignorer, que proposer d’utiliser le temps passé à produire de la réinformation compulsive à une réflexion active – et des modes d’actions corrosives – qui ne s’oppose pas mais propose autre chose,  qui n’existe pas, que et uniquement, contre les médias mainstream – et autres troupes d’occupations mentales ou police de la pensée à l’intérieur de la mouvance – mais qui est autre, ne propose pas un point de vue diffèrent sur l’actualité proposée par l’afp, mais fait l’actualité en occupant l’afpet ignore l’actualité de l’afp, est une démarche davantage efficace aujourd’hui ou le décor du faux omniprésent est planté, et où il nous apparait perdre une énergie folle à nous justifier et dire que des menteurs sont des menteurs, sans travailler davantage surnous-même et pour la mouvance, sur le terrain de la réflexion active et de l’action corrosive, sans théoriser davantage ladissidence en tant que mouvance opérative qui agit en tant quephilosophie politique à part entière. Qu’être dissident ne se limite pas à suivre les aventures des têtes d’affiche de la dissidence, d’être, encore une fois, un spectateur passif, dont le soutient symbolique qu’il apporte aux personnalités de la dissidence ne peut déterminer sa propre dissidence. 

Métapolitique et Dissidence

Par exemple, cela fait cinq ans, que nous attendons que les têtes d’affiche de la dissidence  développent la question eurasiste -dont ils ont fait un rapide teasing -plus en avant. Nous ne pouvons donc pas dire que nous sommes impatients ou monomaniaques, mais nous trouvons assez étrange que la dissidence, ses avants-gardes, soient globalement pro-russe sans réellement s’intéresser aux idées eurasistes, et sans avoir développer, pendant les cinq dernières années, une sorte d’eurasisme européen, d’eurasisme français ou encore une philosophie politique autre ayant l’ambition d’être une Quatrième théorie politique, dedialoguer avec l’eurasisme russe sur un même plan, d’égal à égal et à hauteur de ce qu’a produit Alexandre Douguine.

Nous pensons que le peu d’intérêt des dissidents du quotidien pour l’action corrosive, la réflexion active et participative sous forme d’une critique positive soutenue de la mouvance, pour les idées eurasistes, mais aussi pour l’action sociale, ou encore d’autre sujet comme la Tradition primordiale reliée à la question eurasiste – notamment dans la critique radicale de la république et de la démocratie moderne -, est directement lié au concept de réinformation compulsive comme détermination métapolitique exclusive qui définit la dissidence et qui a comme conséquence néfaste – puisque par définition nous restons dans le constat, ce qui est déjà, en effet, une prise de risque, pour certaines têtes d’affiches de la dissidence, qui, nous le disions, faisaient déjà largement ce travail de réinformation -, comme effet secondaire, de ré-imposer le Grand Soir prolétarien comme réponse révolutionnaire au Que Faire ? Une re-gauchisation droitière de la dissidence.

En quelque sorte, la nouvelle gauche, la sphère alter-mondialiste, le souverainisme républicain, l’alter-nationalisme démocratique  – d’autres forces libérales de gauche, de droite et sans doute d’autres forces encore – dénaturent la dissidence qui, en dix ans, n’a pas su réellement formuler un logiciel dissident clair pour tout le monde qui permet de définir, de distinguer, ce qui est dissident de ce qui ne l’est pas, ainsi, la dissidence reste coincée au stade deconvergence – qui peut parfois ressembler à un fourre-tout idéologique, qui tend vers un certain relativisme dissident – et n’arrive pas à incarner une philosophie politique précise qui permet finalement d’y adhérer intégralement, ou non, au delà du constat et de l’opposition contre, car nous adhérons à une philosophie intégrale, en effet, une métapolitique optimale ne peut se construire et se déterminer que contre quelque chose, que sur unras-le-bol général, elle se construit par des orientations – des références qui font sens et s’inscrivent peu-à-peu dans une logique, une direction politique – et des prises de positions politiques qu’il doit être possible de qualifier de dissidence ou d’autre chose que la dissidence – pour que la dissidence existe en tant que théorie politique quitte à cliver – cliver n’est pas diviser mais affirmer une orientation, on divise exactement à force de ne pas cliver -, ait un espoir de transcender le réel et de brusquer l’Histoire.

Pour résumer

Sans la théorisation – et la pratique-critique – d’une philosophie politique, ou théorie politique, nous ne pouvons ni adhérer à la dissidence, et personne ne peut être dissident si il n’y a pas de définition, admise et définitive, de la dissidence dans la base dissidente – c’est le paradoxe de la dissidence -, d’accès à sa réalité logistique et sa présence corrosive sur le terrain des différentes dimensions possibles de l’action dissidente, en dehors de celles desavants-gardes dissidentes, c’est-à-dire des personnalités représentatives qui font l’boulot, qui incarnent et vivent directement cette dissidence – et elles seules, leurs réseaux intimes, peut-être quelques cadres, pas leurs adhérents (pour les dissidences constituées en associations), ni leurs fans : personne ne peut nier le phénomène fan club dans la dissidence. Têtes d’affiches de la dissidence aux discours et théories parfois antagonistes entre elles, voir irréconciliables, qui à force – de ne pas émettre cette critique positive à une échelle supérieure, faire le bilan de leur convergenceet théoriser une philosophie politique dissidente, un logiciel dissident sans ambiguïté – plongent le militant du quotidien dans laconfusion idéologique, l’empêche de s’impliquer dans l’action corrosive, coercitive et constitutive – de sa propre logistique et celle de son groupe qui permettra à terme à la mouvance de penser des stratégies qui sont dépendantes de la cohérence dans l’orientation du mouvement, en effet, l’action corrosive permet de reconstruire les solidarités réelles et de jeter les bases d’une dissidence opérative -, ainsi, le militant ne peut savoir où il habite idéologiquement – localement, politiquement, socialement, économiquement, philosophiquement, culturellement, géopolitiquement, anthropologiquement et spirituellement – et se perd dans une dissidence récréative, une dissidence mainstream, une dissidence où tout-se-vaut.

La réinformation compulsive devient son seul horizon de dissidence, un gps virtuel au détriment de sa boussole traditionnelle, celle de l’empire intérieur, seule capable de recouvrir le chemin du réel quand les satellites tomberont du Ciel.

De l’orientation

S’il existe les invisibles de la République, il existe des invisibles dans la dissidence.

Première et deuxième génération dissidente

Être « dissident », c’est dix ans. De commencement et de recommencement. Nous avons donc attendu dix ans, avant de parler, d’écrire, de nous permettre de nous exprimer sur le phénomène de la dissidence comme phénomène prérévolutionnaire engageant l’ensemble de la société, que l’on s’identifie ou non à la dissidence.


La première génération de « dissidents » a, en effet, plus ou moins, dix ans de recul sur la « dissidence ». Nous autres, militants du quotidien, en connaissons tous les personnalités et têtes d’affiches, nous y croisons artistes et déclassés s’intéressant naturellement à la chose politique, mais aussi les nôtres,  artisans du quotidien, qui sont de ceux qui soutiennent et permettent l’existence d’un mouvement, les petites mains laborieuses, la garde, ni arrière-garde, ni avant-garde, simplement garde – l’avant-garde anti-avantgardiste -, « dissidents » avant la « dissidence », certains un peu plus, certains un peu moins, leurs vocations n’est pas d’être mis en avant et ils ne le revendiquent pas, ils sont les invisibles, les attentifs, les agents de corrosion, la Vème colonne,  et c’est à eux que nous parlons.

Nous pourrions faire remonter la naissance de la « dissidence » au 11 Septembre 2001. Nous nous sommes identifiés sur ordre de l’Empire global, par stimuli spectalistes d’échelle mondiale, unhameçonnage géant, inévitable, et ensuite tout à fait marchanddans les flux numériques et les productions-papier que cet événement majeur et rentable, pour un début de XXIème siècle médiocre et morose, a engendré, qui a dans la foulée, et en quelque sorte, désigné les acteurs de l’opposition, que l’on appellera bientôt : les « dissidents ».

L’heure est au bilan. Mais ça n’est pas à nous à le faire, nous nous contentons d’une critique positive, à notre niveau de militants du quotidien. Une critique propre à fournir des éléments à ceux à qui le bilan appartient.

La « dissidence » est intiment liée au phénomène internet, ce qui soulève en soi un tas de questions, sur son essence, sa raison d’exister, sur ses perspectives révolutionnaires et ses possibilités logistiques, sa stratégie. La « dissidence » a appris à exister sur une base virtuelle et s’est principalement construite contre plutôt que autour – pour – d’une théorie politique.

Pour faire court sur la question du phénomène internet et de ladissidence virtuelle, disons que nous voyons internet comme, certes, une arme à double tranchant pour le système mondial, mais ça ne sont ni les « dissidents », ni les « complotistes » qui ont mis en place internet pour faire chavirer le système, non, c’est bien l‘Empire global qui a offert cette matrice aux « dissidents » et aux « citoyens du monde », en bien ou en mal, à cet effet, nous rappelons que nous sommes venus sur les réseaux sociaux et aux blogs relativement tard (2011), pour précisément dire aux nôtres qu’il fallait sortir des jeux d’écrans qui sont autant de jeux de miroirs et de jeux de masques, effarés par la dimension que prenait ce phénomène de télévision 2.0 dans les enjeux politiques. Nous nous sommes donc laissés accrocher par la toile pour dire à nos moucherons de retourner sur le terrain de l’action corrosive et de l’action sociale, d’utiliser ce nouvel outil, s’ils le voulaient, pour ce qu’il était et non comme détermination de leur dissidence, quand nous nous demandions ce qu’elle était, mais nous ne sommes pas là pour parler de nous, c’est la mouvance dans son ensemble qui nous intéresse…

Nous pensons également que le concept d’auto-formation – se réinformer n’est pas se former – sur internet est une vaste blague, que le réenchantement par internet – l’Éveil ; le Réveil des masses– est un concept new-agegauchisteliquide, directement lié à lasphère mondialiste, de la contre-initiation et de la subversion, concept d’abrutissement des masses dans la continuité du Grand Soir prolétarien – par l’illusion de la liberté, la mystification par l’image, la confusion idéologique par un flux incessant d’informations contradictoires, flux alimenté, pour une bonne part, par la grande fabrique à produire du faux ou de l’inutile : du spectacle, de la propagande de guerre, par la sensation de participation à l’entreprise Monde, par la catharsis apaisante – ou la pesante krisis – qui s’opère dans le cerveau de celui qui, par l’effet de l’expression démocratique de ses commentaires réactionnaires et opinions pulsionnelles, qui par le cadre même des réseaux asociaux, est forcé de mettre en scène, de surjouer, de décorer sa révolte, ou sa dépression, libérant les endorphines momentanées de ses incantations apolitiques et autres invocations citoyennes, ou plongeant l’internaute, avatardi et désincarné, dans une dépression encore plus profonde – passant d’un stade à l’autre, ascenseur émotionnel, entre euphorie et descente, à ce titre, internet est une sorte de drogue entraînant une dépendance psychologique importante -, par le Mythe incapacitant, l’incapacité de faire face, l’involonté impuissante face à la volonté de puissancedu Nouvel Ordre Mondial – Ancien Désordre Tribal -, l’une vendue et l’autre imposée par la grille de lecture complotiste, qui, toujours très fière de son constat répond au Que faire ? par : On peut rien faire ; Convergeons !

Internet, c’est la fusion de Matrix, du Seigneur des Anneaux etFight Club, dans un outil de communication moderne – d’augmentation de la réalité par son occultation, de perfectionnement de la division systémique et d’ accélération duchaos synthétique – pour une dissidence individuelle à usage unique, qui est à lui seul l’argument ultime du progrès s’appuyant sur la métaphysique de la machine-à-laver (nos cerveaux) ; on en prend plein la vue, plein les oreilles, plein les neurones.   

Donc, le « complotisme », ou « conspirationnisme » – qui n’est pas péjoratif sous notre plume mais qui tend à le devenir quand nous parlons d’un certain complotisme mainstream ; Hollywoodien (L’exercice de la dissidence nous a appris à distinguer les dualités en présence dans un même concept, et les coups d’baguettes maçonniques) – qui s’exprime et existe  grâce à internet, qui bouleverserait le champ politico-médiatique moderne en tant quenouvelle méthode journalistique, met le pied à l’étrier à toute une génération qui se réveille experte en tout et spécialiste en rien – tout le monde n’a pas le talent, principalement dialectique, des têtes d’affiche de la dissidence -, au galop, de vidéos en podcasts, c’est la première génération dissidente, qui va grandir, se former, se calmer sur sa propension à affirmer qu’elle est détentrice de laVérité comme on parle au nom de Dieu, et pour une partie, s’extirper assez radicalement de ce complotisme mainstream américain, de prendre le recul nécessaire sur cette « famille de pensées » à la structure mentale anglo-saxonne pour revenir auxClassiques, pour se rediriger vers la Radicalité et se réorienter vers la Tradition.

Ainsi, un logiciel dissident, davantage abouti que le logiciel complotiste, se forme dans les avant-gardes qui déforment la forme primitive d’une pré-dissidence conforme à la forme de son origine américaine pour reformer un logiciel dissident conforme à la forme de l’esprit français et de la race intérieure européenne mais qui se cherche encore à travers une convergence transcourante qui a du mal à formuler son auto-critique – à écrire ses propres cahiers – et à confirmer sa forme définitive, voire à simplement accepter celle que formule son mouvement, du mal à trouver sa mouvance, car il a du mal à se définir lui-même, à s’orienter vers une philosophie politique opérative, la théoriser, en rejoindre une ou faire synthèse. Cette auto-critique est parfois, oralement et partiellement, formulée par les avant-gardes, mais sans être entendue – comme les textes fondamentaux ne sont pas intégrés – par la base. Le « temps de la dissidence » se fige alors en uneconvergence dés-organisée sur des constats de confort plus ou moins similaires, et plus ou moins complémentaires, redondants, et répétitifs, une convergence des contre-tout basée sur lecomplotisme mainstream des origines  comme méthode journalistique et dissidence moyenne. Ainsi la « dissidence » est lenouveau média alternatif des multitudes connectées qui n’arrive pas à devenir une mouvance métapolitique et révolutionnaire sur le terrain du réel et s’incarner à l’échelle de la base – qui n’est pas la masse -, c’est aussi notre échec, à nous autres, dissidents, militants du quotidien, car dix ans plus tard, d’aventures en aventures, nous assistons à un phénomène de « remplacement de la population dissidente des premières heures » de par l’effet d’une massificationde la non-mouvance dissidente par les zombies normaux de laSociété du Spectacle et les mutants rhizomatiques du Fétichisme de la Marchandise – et d’éternel recommencement, en effet, nous avons la sensation persistante, que par la dialectique de la vraie-fausse démocratie, chaque jeune recrue, aussi sincère soit-elle, qui vient à la dissidence, remet en question tous les fondements de la dissidence, avant même d’avoir une définition de la dissidence, et c’est comme si toute la mouvance recommençait tout le travail idéologique accompli à zéro et à chaque fois qu’un être s’éveille au monde des idées -,  masse servant, et de bouclier symbolique, et debase massive pour une acquisition légale de capitaux révolutionnaires  – se « défendre » et « disposer de liquidité » dans un contexte de « guérilla médiatique et juridique » n’est pas une insulte à la « révolution », c’est une preuve d’intelligence, surtout, quand on doit faire face aux tribunaux, payer amendes et avocats pour nos prises de positions, quand on se sacrifie, mais cet instinct de survie, la solidarité, ne doit pas devenir une logique commerciale, il y a bien des manières de se sacrifier à la dissidence et d’être solidaires, camarades…

Pour ceux qui ont encore une vision qualitative et méritocratique, et non quantitative et démocratique de la dissidence, ils comprendront que rien n’est acquis en politique et que le concept métapolitique de dissidence, par définition, connaîtra des mutations.

La pureté ? Nous ne sommes pas purs, ni parfaits, nous ne donnons pas de leçons, nous ne parlons pas ici de pureté et de perfection, mais de maturité et d’orientation, nous faisons nos devoirs, nous bricolons, nous essayons de comprendre ce que nous sommes et où nous allons, mais nous considérons la « mouvance » au-dessus de nos cas personnels, de nos pathos, et le « combat » au-dessus de la « mouvance », et quelle mouvance ? Uneconvergence symbolique, syncrétique et synthétique  ne peut être qualifiée de mouvance politique authentique, or, nous avons essayé de le démontrer à travers nos articles et notre cycle Pour une critique positive de la dissidence, une convergence, principalement virtuelle pour le dissident du quotidien, qui ne théorise pas et qui n’a pas l’ambition d’incarner une philosophie politique intégrale d’opposition radicale au capitalisme-libéral, qui n’en a pas unepratique-critique à travers l’action corrosive et un débat serein permanent, ne devient pas une mouvance capable de transcender le réel, mais reste une convergence passive, une plate-forme virtuelle géante de réinformation compulsive qui ne participe que de la disputation interne sur la gestion de la marchandise et du spectacle capitaliste-libéral entre libéraux, libertaires et libertariens. Concept que nous réfutons aujourd’hui de dissidence quand il devient une détermination politique et le seul critère pour déterminer la dissidence. Notre métapolitique ne se base pas sur le concept de réinformation, quand un certain complotisme mainstream le vend comme étant la panacée, et qu’il devient lanorme dissidente pour les militants du quotidien qui vivent l’aventure dissidente comme on suit un feuilleton, par procuration, des spectateurs passifs.

Difficile de résumer dix ans en quelques lignes, nous comptons sur votre expérience, mais surtout, sur votre honnêteté, pour refaire la synthèse avec nous.

« Leur édredon et le nôtre »

La « dissidence » entretient le thème de la « liberté d’expression », mais cette « liberté d’expression » est, ou est devenue, relative dans la « dissidence », nous le constatons d’autant plus, sans amertume, que nous faisons notre part et ne ressentons pas le besoin d’être adoubés par des véritables républicains, démocrates, humanistes et libertaires, sur des critères qui nous échappent.

La dissidence a expliqué ce qu’est la Stratégie de l’édredon, elle la connaît tellement bien qu’elle se l’est appropriée et l’applique à merveille au sein de la mouvance, des schémas qui se répètent à l’ombre des révolutions et des avant-gardes. Car si la « dissidence officielle » souffre de « mépris » de la part des « élites » et des « médias mainstream », une autre dissidence pourrait se plaindre, sur les mêmes termes, d’un certain mépris de la part de ladissidence mainstream (qui sera capable de l’accuser de division alors qu’elle ne l’a jamais relayée ou aidée ; La solidarité si j’mens!) mais elle préfère la critique positive et avancer. En effet, une certaine logique éditoriale s’est pernicieusement installée et a uniformisé la production journalistique de la dissidence. Le journalisme alternatif, c’est comme l’alter-mondialisme, et est-ce que la dissidence a vocation à faire du journalisme ou de l’alter-mondialisme ? Ou à essayer d’incarner une métapolitique dissidente pour brusquer l’Histoire?

Plus généralement, nous essayons ici de parler de cohérence dans le déroulement, et d’orientation dans l’avancement de la mouvance dissidente au sens élargi et au fil du temps, rien de bien méchant ou de farfelu. Nos personnes, encore une fois, importent peu et nous n’avons aucun talent pour le spectacle, Dieu nous en préserve, pour les vidéos ou autres conférences, nous relayons donc volontiers et à volonté ceux qui possèdent ce don-là, où nous pouvons être utiles, en tant que militants du quotidien, c’est dans notre faculté à avoir produit une critique positive de la dissidence, de la mouvance et non de ses personnalités – encore une fois, notrecritique positive est d’abord une auto-critique, nous parlons des, et aux, militants du quotidien : de la mouvance -, d’appliquer lesthéories dissidentes à la pratique dissidente, être présents sur le terrain de la réflexion active et de l’action corrosive, et d’être irréprochables sur le fait que nous n’avons jamais tiré sur notre camp, mais ce « camp » a les limites qu’il s’impose, et s’il n’y a pas fusillade, il y a fracture spontanée. La seule chose qu’il y aurait à nous reprocher c’est d’être des militants peut-être un peu plus actifs et attentifs que la moyenne dans la recherche de solutions à notre niveau sur le plan de l’action et de la réflexion à notre échelle et au quotidien, des militants fidèles et patients malgré toutes les difficultés des relations humaines et des méfiances.

Quand certains stagnent dans le virtualisme spectaliste et aliénatoire de la marchandise en mouvement perpétuel d’infiltration-subversion-neutralisation-récupération-inversion-destruction des oppositions radicales au capitalisme-libéral, d’autres avancent primordialement vers la Tradition et radicalementvers la Révolution – nous ne confondons pas action et bougisme -, même s’ils avancent beaucoup plus discrètement etsilencieusement, sans jamais se plaindre, ni sauveurs, ni victimes, pensant même à une certaine clandestinité, et nous disonsexplicitement que nous voudrions que d’autres, que des têtes d’affiche de la mouvance, s’emparent, formulent et nous débarrassent de cette critique positive pour une théorisation, et lapratique-critique, d’une philosophie politique dissidente – nous restons à notre place, avons la dignité d’avoir conscience de notre impact relatif en terme d’audience, de quantité, de spectacle, demarchandising et nous savons que cette critique positive doit être motivée par les têtes d’affiche de la dissidence, capables de la formuler mieux que nous autres, pour être entendue par la base -, qui, forcément, commence par un bilan – une auto-critique -, car, si l’on suit une certaine logique, la dissidence existant principalement par sa critique radicale de l’antiracisme institutionnel et de l’antisémitisme conventionnel, voire constitutionnel, et existant essentiellement en se plaçant en dehors du clivage gauche/droite, communisme/fascisme à son extrême,  est censée – ça n’est pas toujours très clair -, combattre le Libéralisme paradigmatique, leMonde moderne, elle revendique de facto à la capacité de produire une autre philosophie politique que les philosophies politiques usitées jusqu’alors et notamment au XXème siècle, et, revendique une critique radicale du Libéralisme triomphant, or, unephilosophie politique actuellement en chantier est accessible à la « dissidence » depuis quelques années maintenant : l’Eurasisme.

La « dissidence » en a brièvement parlé. Alain Soral a même préfacé le livre d’Alexandre Douguine sur la Quatrième théorie politique et les théories politiques du XXème siècle, mais étrangement, malgré le pont naturel entre le postulat « dissident » – et la capacité pro-russe primaire que nous avons massivement observé chez les militants du quotidien de la dissidence, prêts à l’annexion sans condition à la virile Russie de Vladimir Poutine, mais qui n’ont jamais partagé les idées eurasistes – et les travaux avancés de l’Eurasisme, partant d’un constat – rejet du libéralisme -, non seulement similaire dans la forme, mais davantage complet sur le fond et qui théorise une réponse : une Quatrième philosophie politique – dans le cadre des « intérêts » russes en ce qui concerne l’Eurasisme douguinien mais qui « offre » une méthode pour théoriser un Eurasisme européen aux dissidents -, ladissidence mainstream  a « abandonné » l’Eurasisme pour retourner exclusivement au concept de réinformation compulsive.

Concept de réinformation – notamment développé et ainsi nommé par Thierry De Lesquen, président de Radio Courtoisie, dans le cadre du Club de l’Horloge, réservoir de pensées catho-libéral –  couplé à un concept tribal, nombriliste, trotskyste et typiquement judaïque dans leur stratégie de défense – en tout cas, c’est ce que nous observons dans le comportement exclusif et hystériquementcommunautariste de certains « militants/commentateurs », selon nous, et cette mauvaise habitude vient bien de quelque part? – qui ressemble de plus en plus à une stratégie d’attaque, envers et contre tous – la guerre de tous contre tous -, que nous pourrions résumer par l’expression krivinienne connue de la dissidence :« Leur morale et la nôtre » – en, par exemple, refusant unecritique positive de la mouvance, en ignorant certaines dissidences, ayant parfois d’autres fonctions, dans ce qu’elles peuvent produire d’intéressant, refus qui s’opère sur des critères inconnus, d’en adouber d’autres qui n’en sont pas sans aucunes autres légitimités en terme de dissidence que celles d’avoir dragué la « dissidence », ou d’être spectaculaire, de lui avoir fait de la « pub » au sens le plus marketing du terme (Laurent Louis), de ne pas réussir à théoriser une philosophie politique qui serait par définition proche de ce que peut être l’Eurasisme et de ne pas se remettre en question par rapport à cet  acte manqué assez conséquent, etc – et de convergence constatataire – ne faisant pas une mouvance métapolitique à vocation révolutionnaire, en n’ appliquant pas à leur mouvance leurs incantations aux valeurs, à la camaraderie, au dialogue, au débat, au discernement, à la justice, au pardon, etc -, sans jamais dire cette morale, ses critères, et appliquant la fameuseStratégie de l’édredon, dont les têtes d’affiches de la dissidence se plaignent tant, aux idées eurasistes, non-conformistes – cela dit, nous pensons que la dissidence mainstream ne tardera plus à remettre la question eurasiste sur la table pour se l’approprier et dégager qui elle le veut sur ce terrain fertile – et autres dissidences opérative, bel et bien présents sur le terrain de la réflexion et de l’action, et ce, depuis le « début », ou presque – en effet, certains étaient encore jeunes en 2001, ont écouté, ont fait leurs devoirs militants, même celui de réserve et auront largement attendu avant de parler : quoiqu’on en dise et qu’on en dira suite à leur critique qui restera positive, comme la nôtre, mais qui viendra, comme l’Hiver dans la Nuit.

La première recension des idées eurasistes sur ER – emblématique de la dissidence -, date du 29 Janvier 2008, la dernière en novembre 2013 par le relai d’une vidéo, une petite dizaine d’évocations en 5 ans. Il est évident que dans le flux de la dissidence la plus emblématique – à juste titre -, 10 évocations en 5 ans ne peuvent respirer dans la mouvance et offrir une certaine inspiration à une dissidence pourtant orpheline d’une philosophie politique. Nous espérons que cette observation nous sera accordée.

LDLouis, Le Boulet Belge

« Notre mouvement Debout Les Belges est actuellement déstabilisé par des personnes mal intentionnées qui font courir de fausses rumeurs à l’égard du mouvement ou de ses dirigeants. (…) Si vous avez reçu des messages orientés de personnes voulant vous détourner de Debout Les Belges, je vous demande de bien vouloir me communiquer leur noms sur : laurent.louis@live.be Merci d’avance ! » Laurent Louis

Nous défions ceux qui adoubent Laurent Louis d’expliquer ce qui fait de Laurent Louis un « dissident » et sur quels critères ? (Ses effets de manche et d’annonce sur MetaTV ?)

Nous les défions d’expliquer en quoi les orientations politiques de Laurent Louis, son programme incantatoire et ses prises de positions – empreintes de modernité, de progressisme, de cosmopolitisme, d’idéologie du métissage, d’ antiracisme constitutionnel, d’un discours social gauchisant, d’un discours économique démagogique, d’un discours relativiste sur l’immigration de masse, etc – sont « dissidents » ? Et d’affirmer que son parti n’est pas une impasse politique, et donc une perte d’énergie pour les adhérents de Debout Les Belges de faire sa campagne.

Nous les défions également d’expliquer comment ils peuvent valider un tyran qui fait des listes – comme la LDJ – de petites gens qui ne sont pas d’accord avec lui et qui le combattent politiquement ? A quand les ratonnades ? Comment peuvent-ils valider Laurent Louis comme étant le leader de la « dissidence belge » quand celui-ci y est entré sans dire bonjour et en mettant ses pieds sur la table en disant que désormais c’était chez lui ? Ou que l’on nous dise que tout cela ne compte pas, mais alors, que l’on finisse par nous dire ce qui compte et surtout sur quels critères ?

Mais nous pourrions aussi leur demander, puisqu’ils soutiennent Laurent Louis et le vendent comme un espoir pour la Belgique, d’expliquer pourquoi les deux nouveaux cadres (têtes de liste représentatives, mises en avant par le mouvement) et les personnes qui viennent nous parler au nom de DLB sont systématiquement d’origines étrangères – au sens d’extra-européennes, souvent maghrébines -, parce que Laurent Louis n’aurait pas trouvé, selon l’interprétation d’un adhérent qui soutenait le propos gauchisant de Madame Alyana lors d’une interpellation à ce sujet sur les réseaux sociaux, de « Belges de Souche » capables de remplir ses différentes fonctions ? Ce qui, au-delà d’être une parfaite insulte à l’intelligence de ses compatriotes « de souche », est une instrumentalisation de nos compatriotes d’origines étrangères, comme le PS s’y est employé des années durant, d’ailleurs, Madame Alyana, tête de liste de DLB, vient du logiciel PS qu’elle incarne parfaitement. Nous rappelons que Laurent Louis a « surfé » longtemps, et il n’y a pas encore si longtemps, sur une vague « libérale-populiste-islamophobe », ce qui motive notre questionnement, et qu’il a, visiblement, une réputation de « paternaliste » auprès de nos camarades belgo-africains avec qui nous avons eu l’occasion de discuter longuement.

Nous n’avons pas de problème avec le voile islamique, ça n’est pas pour nous un sujet, du moins, ce sujet appartient aux musulmans et sa récupération politique est une gabegie sociétale. Quand on se veut fédérateur, on ne choisit pas la question du voile – qui n’est pas un problème majeur en Belgique -, qui est inutilement polémique, comme visuel de propagande, quand la question de la présence musulmane en Europe est directement liée à celle de l’immigration massive, que les tensions sont exacerbées, la réconciliation fragile, et pour dire à ceux qui ont trouvé, nous pensons à juste titre, ce choix de propagande provocatrice, comme un élément de division, qu’ils étaient des racistes, Laurent Louis et ses adhérents opposant à ces derniers les anathèmes les plus récurrents de l’antiracisme institutionnel, que ceux qui adoubent Laurent Louis en Belgique combattent en France et desquels sont victimes les dissidents d’Europe. Quand on veut œuvrer pour le Front de la Foi, on ne le fait pas au nom de la modernité, de la démocratie, du multiculturalisme, du cosmopolitisme, de l’antiracisme, du métissage, des droits de l’homme, etc.

Nous ne pouvons accepter cela, nous ne pouvons accepter cetteingérence française en Belgique, une ingérence venant de personnes que nous soutenons depuis des années et respectons, nous,  une ingérence qui n’a aucun recul, sur le cas Laurent Louis et la situation belge que ce dernier tourne en dérision, et qui ne pense qu’à ses intérêts sans voir comment il se comporte depuis qu’il a débarqué sur le terrain de la « dissidence », comme les américains en Normandie, comment il décide de qui est dissident en Belgique et qui ne l’est pas – sans rien connaître du logiciel dissident qu’il confond allègrement avec celui des Anonymous et des Indignés -, sur base, encore une fois, de critères arbitraires, et surtout inconnus.

Que nos camarades français sachent qu’avant la mise-en-avanttéléphonée de Laurent Louis, et nous ne croyons pas au hasard, à peine aux coïncidences, il y avait un début de quelque chose, timide, discret, retardé – par la « dissidence » elle-même -, mais prêt à sortir, prêt à s’exprimer – la dissidence belge était de toutes façons attentive et proche de la dissidence de France -, et que, l’arrivée de Laurent Louis l’a complètement mis-en-arrêt, Laurent Louis étant devenu lui-même le seul sujet, divisant ce qui existait de dissidence – avec des mecs qui sont venus à la dissidence par Laurent Louis et qui t’expliquent que Laurent Louis est un « dissident », tu m’étonnes, on ne peut pas mieux faire comme sophisme -, et ce dès le départ (2ans), ensuite amplifié par l’adoubement de Dieudonné et le relais par ER, une dissidence belge – que nous aurions préféré voir s’exprimer dans le cadre d’une extension d’ER appliquée à la Belgique, non par la validation de l’entreprise politique-politicienne et postiche de Laurent Louis et de DLB comme base structurelle à une dissidence belge et comme représentants officiels du logiciel dissident en Belgique, ce qui, ne nous ennuie pas tant pour nous autres finalement, que pour ce qu’il en coutera à la mouvance – qui ne se construisait pas sur des personnalités et des polémiques stériles mais sur des idées, ce qui était très intéressant, et qui permettait d’éviter certains écueils de la « dissidence française ».

Cette ingérence franco-française – quelle dissidence européenne ? – en Belgique, faisant croire à un événement métapolitique historique, est d’une démagogie commerciale d’autant plus déplorable qu’aucun des invités ne seraient capables de nous parler des travaux, de la philosophie politique, de Laurent Louis et deDebout Les Belges, et pour cause, ils n’existent pas. D’ailleurs, nous nous demandons ce que Laurent Louis va bien pouvoir dédicacer ? Des posters ?

Nous pouvons le soutenir en terme de liberté d’expression, en tant que « personnalité » politique en marge du système et attaqué par celui-ci, bien que nous ne sommes pas d’accord avec ses méthodes que nous pensons contre-productives – que dénoncer pour dénoncer sans répondre au Que Faire ? est une entreprise vouée à l’échec – et pouvant entraîner des conséquences négatives pour l’ensemble de la mouvance à terme, puisque Laurent Louis s’identifie, se revendique de la « dissidence », comme seule dissidence en Belgique – avant lui il n’y avait rien selon ses propres dires – et est adoubé par les têtes d’affiches de la dissidence emblématique dans ce sens. Laurent Louis n’est pas un mauvais bougre, mais de là à lui octroyer par cet adoubement en vente forcée le « leadership » de la « dissidence belge » – que nous ne prétendons pas incarner, ne revendiquons pas, mais que nous avons la prétention de reconnaître -, il y a un gouffre, c’est même irresponsable, voire incohérent, démontre que la mouvance à le nez dans le guidon, a peu de temps pour s’intéresser à la mouvance et encore moins à la Belgique où la « liberté d’expression » est un concept encore plus vague qu’en France. Nous aimerions aussi entendre nos chers Bricmont et Collon sur le cas Laurent Louis.

Laurent Louis a bien inventé une nouvelle théorie politique, le« copier/collerisme » – comme Asselineau a inventé lesouverainisme antifa, qu’il appelle Gaullisme -, toujours cette idée de « clones », son nom de parti, « Debout les Belges », est une imitation de « Debout la République » de Dupont-Aignan, son slogan une imitation de celui d’Égalité & Réconciliation et son signe de ralliement est une récupération de la « quenelle » de Dieudonné. En dehors de ses sorties « Tous pourris ! » de sous-farage et sous-coluche au parle-ment, les productions idéologiques de Laurent Louis se limitent – quand il n’essaie pas de virer le fondateur d’un parti après que celui-ci lui ait tendu la main et l’ait accueilli dans ce parti. Nous faisons ici référence à l’affaire du bref passage de Laurent Louis dans le parti ISLAM qui est révélateur de la méthode LDLouis -, à des photos « quenelle », des chansons de rap ou potaches, des incantations démocratiques facebookiennes, des promesses de Grand Soir, des indignations, des mises-en-scène divertissantes diverses et variées, du Vu sur internet, mais n’a, par contre, pas le temps, ni sans doute l’envie, d’écrire des textes métapolitiques, de former ses adhérents, de, par exemple, répondre à notre Lettre ouverte qui lui donnait l’occasion – à ses cadres ou adhérents actifs -, le prétexte, de rentrer dans une correspondance politique et de produire de la pensée dissidente, de tout simplement assumer son auto-proclamation en matière de « dissidence » et donc dans une certaine maîtrise du logiciel dissident. Mais si, encore une fois, tout cela ne compte pas, si le monde des idées n’a aucune importance, dites-nous ce qui compte, faites-nous part des critères à remplir pour être « dissidents », en attendant, nous resterons dissidents.

En ce qui nous concerne, c’est la dernière fois que nous parlerons de Laurent Louis et de DLB, gardez nos questions et essayez de vous débrouiller avec elles, nous n’attendons pas de réponses, comme nous ne nous attendons pas à être compris, c’est votre conscience pas la nôtre, nous autres dissidents, ne voudrions même pas de vos éventuelles réponses qui seraient par définition sophistiques, et nous ne voudrions pas que vous vous rabaissiez à cela, car nous savons exactement de quoi il en retourne avec Les Boulets Belges et que ce que nous disons de Laurent Louis est incontestable. 

Notre rupture est nette.

Laurent Louis n’est pas de notre camp, et si nous ne tirons pas sur notre camp, nous avons des cartouches en suffisance, et en mépris, pour nos ennemis. Nous refusons qu’il soit obligatoire de s’identifier à Laurent Louis – et de participer à DLB – pour être dissident en Belgique.

Nous refuserons, fermement, de les permettre et de répondre aux commentaires qui pourraient éventuellement suivre notre critique de Laurent Louis, qui n’appelle ni avis ni opinion, même pas les siens d’ailleurs, et il est donc inutile de les formuler. Nous devions en parler pour expliquer notre sentiment de rupture, en tant que Belges, par honnêteté et sincérité, c’est fait, mais nous ne nous en justifierons jamais, ne rendrons pas de comptes, aucuns, sur notre position radicale concernant Laurent Louis dans ce qu’il peut représenter en terme de résumé vivant de tous les écueils et échecs de la dissidence. Nous n’en voulons pas à Laurent Louis en tant qu’homme et nous savons que tout ceci le dépasse en tant qu’homme politique.

Nous sommes bons joueurs, de plus, l’entreprise politique-politicienne DLB ne nous regarde pas – nous prônons l’abstention active par la formation active et l’action corrosive – et nous souhaitons une bonne continuation à Debout Les Belges, mais nous demandons que nos compatriotes belges et nos camarades français ne nous parlent plus de Laurent Louis, de son mouvement, qui seront, pour nous autres, et cet article terminé, un non-sujet. 

Nous n’avons jamais été péremptoires et hâtifs, nous savons simplement de quoi nous parlons concernant l’effroyable imposture Laurent Louis, nous ne débarquons pas, on nous a obligé à le faire en venant nous imposer, des personnes que l’on admirait mais que nous n’admirons plus, un démagogue opportuniste, sur des critères spectalistes et dans des perspectives de parts de marché dissidentes – sur quoi d’autres ? -, comme leader de la dissidence belge alors qu’ils avaient toute notre confiance. Ou, peut-être sur des critères d’excellence et de « dissidence », sur les « qualités révolutionnaires » de Laurent Louis ? Qui osera pousser le mensonge jusqu’à là ? Une ingérence républicaine et démocrate, colonialiste et impérialiste, bourgeoise et libérale, oui, perdre davantage de temps, d’énergie, à démontrer des évidences et encaisser le seul argument aussi pauvre que stupide sur le « courage » de Laurent Louis nous coûte. Courage, qui, même s’il n’était pas de la témérité, n’est pas à lui seul une philosophie politique, une excuse, qui ne soit pas un fourre-tout idéologique, ne détermine pas une réalité de « dissidence » dans la politique-politicienne de bas étage, certes spectaculaire, que nous vend et que mène Laurent Louis dans les faits, mais qui ne peut certainement pas relever le niveau comme dirait l’autre, qui ne permet pas de tout pardonner, ou alors, Besancenot est un « dissident » ? Le programme de Laurent Louis et le comportement moyen de ses fans n’étant pas loin de ceux du NPA,en dehors du fait qu’il surfe dans la forme sur les thèmes dissidents et la vague Dieudonné. Pseudo-courage qui est le seul argument que l’on nous a opposé jusqu’à maintenant, car la réalité du terrain, c’est que personne de sérieux n’y croit vraiment, et ce dés le départ, mais Il est quand-même courageux, la boucle est bouclée, on recommence, et ceux qui y croient, y croient dans l’optique duGrand Soir ou sont des personnes que nous respectons tout-à-fait mais qui seront dissidentes et opératives : dans dix ans ! Car beaucoup de personnes qui parlent de ces sujets ne les vivent bien évidement pas au quotidien – déterminent la dissidence de Laurent Louis sur base de ses seules sorties au parle-ment -, n’ont jamais eu affaire à Laurent Louis, à ses cadres, à ses troupes d’occupations mentales, à sa police de la pensée.

La frontière entre construction historique, révélation, transmission, intercession divine et imprévisibilité est aussi fine et fugace que la distance entre deux blocs d’une pyramide ; et vous essayez encore d’y faire passer vos lames de rasoirs. A tout téméraire le courage souhaite bonne chance.

Oui, Laurent Louis aura amorcé notre divorce avec une dissidence mainstream qui n’est plus que l’ombre d’elle-même, et reste de toutes façons empêtrée depuis trop longtemps dans le concept deréinformation compulsive, reste coincée dans le complotisme spectaliste, cette maladie infantile de l’eurasisme. Nous ne nous reconnaissons pas dans une dissidence française préférant Laurent Louis à Alexandre Douguine, et, une dissidence belge préférant Laurent Louis à Robert Steuckers. La dissidence mainstream c’est la dissidence des groupes à mentalité primitive parlant au nom des têtes d’affiches et des dissidences emblématiques comme on parle au nom de Dieu et qui ressemblent de plus en plus à cette police de la pensée de remplacement des antifas, dérive que nous pressentons depuis un moment, que tout dissident, attentif et soucieux, de la mouvance et de ses orientations, aura noté, d’ailleurs, cet article est motivé par le nombre conséquent de militants nous faisant part de ce qui est aujourd’hui un état de fait.

« La garde meurt mais ne se rend pas ! » Pierre Cambronne

Cela dit, nous désirons, maintenir, ou provoquer, un débat, serein et stimulant, dans, et autour de la dissidence, avec ceux qui en sont encore capables et qui y voient un rapport sain à la mouvance, au-delà de ses personnalités représentatives et des polémiques qui peuvent les entourer. Nous lançons ici une proposition de réflexion active, en effet, après plus de dix ans d’existence, de dissidents se revendiquant dissidents – ayant donc une définition du logiciel dissident -, nous demandons aux militants revendiqués et autrespassionnés de produire l’effort, sous forme d’un exercice d’écriture, de définir la dissidence et de nous décrire sa philosophie politique.Les articles proposés seront publiés sur L’Heure Asie, ainsi, tout le monde, que cet article aura interpellé – ou qui comprend l’utilité d’une critique positive -, d’une manière ou d’une autre, a un droit de réponse, ou simplement de participation, s’il le formule de façon courtoise, dans ce format de correspondance politique par articles interposés, et dans le soucis d’une certaine qualité. D’avance merci.

Il était cinq heure cinquante-cinq minutes après le Minuit Cosmique ; quelques suspensions avant l’Aube

La Réponse sera Métapolitique !

Le collectif de L’Heure Asie

sep2

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

(3 commentaires)

  1. Article intéressant, que les gens de la dissidence , avec un petit d , doivent lire a tout prix. Je suis d’accord sur ta vision des choses, et quant a Laurent Louis, je me suis pas trop intéressé au sujet mais franchement j’ai toujours trouvé que c’était un clown…

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