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De 2015 à 2017, le gouvernement promet 50 milliards d’euros d’économies, soit l’équivalent d’environ 4% du total des dépenses publiques. Plusieurs ministères vont devoir se serrer la ceinture. La Défense va continuer de supprimer des postes mais espère toujours bénéficier d’un budget constant dans les années à venir, malgré un contexte très dégradé, et de sérieuses incertitudes sur les ressources de l’armée.

Sur le papier, le budget de la Défense est sanctuarisé. Selon les propres engagements du président de la République il ne doit pas tomber en dessous des 31,4 milliards d’euros. Mais en contrepartie la défense devra perdre encore 7500 postes en 2015 pour garantir un total de 24 000 suppressions de postes supplémentaires décidées sur la période 2014-2019.

Pour autant, des interrogations pèsent toujours sur l’exécution de la Loi de programmation militaire car les budgets annuels sont basés sur des ressources incertaines.

  • Les ressources exceptionnelles

Ces recettes sont en général issues de la vente des biens de l’armée. Il est prévu qu’elles s’élèvent à près de 6 milliards d’euros sur l’ensemble de la Loi de programmation militaire. Rien que pour 2015, le gouvernement table sur 2,3 milliards d’euros de recettes exceptionnelles. Ce chiffre paraît difficile à atteindre, mais sans ces revenus, le budget de la Défense tomberait à 29 milliards d’euros.

  • Les Opérations extérieures (OPEX)

L’armée française intervient dans plusieurs pays : Mali, Niger, Tchad, Centrafrique, et maintenant en Irak. Mais ces opérations coûtent cher. Pour 2014, seulement 450 millions d’euros de surcoût ont étés prévus contre 630 millions d’euros en 2013. Or, cette année, selon le ministère de l’Economie et des Finances, le surcoût des OPEX devrait dépasser le milliard d’euros.

Le principe du financement des opérations à l’étranger par un fonds interministériel de solidarité risque d’être difficile à maintenir, car dans les autres ministères aussi, chaque euro est compté.

  • Economies

Enfin, les responsables politiques et militaires le répètent, la Loi de programmation a été « taillée au plus juste » et la Défense ne pourra supporter de nouveaux coups de rabots dans les cinq ans à venir.

Les parlementaires ont d’ailleurs promis d’être particulièrement vigilants, en décorticant les comptes. Selon un militaire interrogé par Rfi, il existe un risque d’effritement des budgets. Selon lui, le ministère de l’Economie tente de gratter petit à petit quelques dizaines de millions d’euros à chaque Loi de finance rectificative.

Source : RFI

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Conseil de lecture : 

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Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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