evolaOn oublie trop souvent que la spiritualité est essentiellement un mode de vie et qu’elle n’est pas déterminée par ce qu’on a emmagasiné de notions, d’idées, de théories, mais par ce qu’on a réussi à faire vibrer dans les courants de son sang, et qui se traduit ainsi par une supériorité par une profonde noblesse de l’âme et du corps lui-même.

Mais dans la civilisation moderne, tout vise à étouffer le sens héroïque de la vie. Tout tend à la mécanisation, à l’embourgeoisement, à la grégarisation méthodique et prudente d’être insatiables et dont aucun ne se suffit lui-même. La communication avec les forces profondes et libres de l’homme et avec celles des choses et de la nature est rompue, le démon des métropoles pétrifie toute vie, syncope toute respiration, contamine toute source.

Qui plus est, des idéologies pacifistes attisent le mépris des valeurs qui, à d’autres époques, servaient de base à une organisation sociale plus rationnelle et plus éclairée ; car, dans les anciennes communautés, le sommet de la hiérarchie était occupé par la caste de l’aristocratie guerrière, tandis qu’aujourd’hui, dans les utopies pacifistes et humanitaires, on cherche à faire du guerrier une sorte d’anachronisme, un être dangereux et nuisible, qui, dans l’avenir, sera éliminé par une prophylaxie opportune, au nom du « progrès ».

Julius Evola,

Extrait de Méditations du haut des Cimes

sep2

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

2 commentaires

  1. Je crois, mais je peux me tromper, que nous en sommes arrivés un cran plus loin encore: A présent, pour le « bien être »de la bien « panceanse », le pauvre et le sans emploi sont à présent considérés comme ayant des « problèmes psychologiques ». Pour faire court: « Pas d’emplois et pas heureux de ne pas avoir d’emplois = problèmes psychologiques ». Le pauvre et le sans emploi doivent donc « tout naturellement » être « traités » à coup de chimie fine, d’antidépresseurs. Bref, à coups de drogues psychiatriques. Le plus génial c’est que cela fait marcher le petit commerce des médecins ayant fait le serment d’hypocrite, cela fait tourner la « sécurité » sociale, cela crée des « débouchés » pour les psychos socios à deux balles; ET cela donne bonne conscience à la bien « panceanse » qui y voit là une « bonne action ». De quoi se plaint-on donc: Les drogues qui rendent « heureux et béats » sont distribuées par les « dealers patentés » du système aux plus mécontents. Cela calme et rend heureux ceux qui auraient l’outrecuidance de se plaindre. Elle n’est pas « belle » la vie en ( f ) rance depuis qu’il n’est techniquement plus possible de se plaindre de son sort ?

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