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Plus que de la laideur, à mon avis, le XXe siècle fut le siècle de la camelote. Et rien n’en témoigne mieux que tous ces pavillons qui éclosent le long de toutes les routes et à l’entrée de toutes les villes, petites ou grandes. Ce ne sont pas des maisons, ce sont des idées de maisons.

Elles témoignent pour une civilisation qui ne croit plus à elle-même et qui sait qu’elle va mourir, puisqu’elles sont bâties pour ne pas durer, pour dépérir, au mieux pour être remplacées, comme les hommes et les femmes qui les habitent. Elles n’ont rien de ce que Bachelard pouvait célébrer dans sa poétique de la maison. Elles n’ont pas plus de fondement que de fondation.

Rien dans la matière qui les constitue n’est tiré de la terre qui les porte, elles ne sont extraites de rien, elles sont comme posées là, tombées d’un ciel vide, sans accord avec le paysage, sans résonance avec ses tonalités, sans vibration sympathique dans l’air.

Renaud Camus,

Du sens

sep2

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

(3 commentaires)

  1. La dernière fois qu’en petit provincial, je suis « monté » à la capitale, Paris, j’ai eu la « chance » de visiter le centre Pompidou. La vache ! Pour de l’art « moderne » ! La vache ! Je n’ai pas été déçu ! Et en plus j’ai payé mon ticket d’entrée !!! La haine !

  2. L’approche est la même que Laurent Lauzon qui mentionne la problématique de L’«immgration» et les trois options politiques.
    Nous critiquons mais nous ne trouvons pas vraiment de solution car nous ne voulons pas prendre la responsabilité du choix et ses consséquences.
    De toute façon l’organisation tant architecturale que sociale a telle besoin d’une politique du savoir faire?
    La réponse vous l’avez dans vos propos. Elle conçoit que l’organisation, dans toutes ses dimensions, est défectueuse.
    C’est la théorie du champignon… de rien, vite et disparaît.
    C’est aussi la théorie de l’industrie mais à plus ou moyen-long terme que pour laisser sa marque (affectante)sur le territoire et la population impliquée.
    Mais une autre théorie est celle du «ghetto» que produit les mouvements des populations que l’on intègre au territoire par une politique de remplacement de l’acquis pour du sang neuf où l’on en sort le meilleur pour en marginaliser le reste.
    Effectivement, on accepte ce procéder quand on sent qu’on est de la partie et en profite. Cependant, advenant un crise la tendance normale est de ne pas se voir rejeté et dépourvu de moyens. Là commence le politisé affecté par l’organisation en place. Le particulier se confronte au public et veut avoir gain de cause sur l’organisation, du moins, ne veut pas se voir marginalisé.
    Ceci est une nourriture intellectuelle de combat, de la dualité, de la démocratie etc., où, nécessairement et mathématiquement se résout par un plus et un moins, par un perdant et un gagnant. Ce résultat est aussi éphémère que l’îlot de demeures en séries qui a une demie durée de vie d’homme qu’on implante en dortoirs et à proximité d’un centre commerciale plutôt que le centre social d’antan.
    La vie ne change pas ni le monde mais l’homme oui et selon son appréciation. Mais cette dernière est au stade de «vite ça presse». On demande! Ça demande de l’énergie. Et plus la vitesse est grande moins est grande l’action pour devenir qu’un flash passant dans la mémoire. Mais au nombre de flash(s) qui passe dans la mémoire mensuellement ou annuellement ou, encore, dans une vie fait en sorte qu’on s’habitue à la manière de la grenouille qui ne sait pas que l’eau a passée du froid au chaud pour ainsi s’endormir pour de bon. Seul le flash à sensation tient éveillé la dynamique de l’homme d’aujourd’hui. Il y a aussi l’institution à laquelle on s’accroche en autant qu’elle s’attache à moi. Ensuite, il y a le groupement de contestation qui struture une autre forme de dynamique mais qu’aujourd’hui ne demande que du changement.
    Il est donc clair que tout est bâtit sur du faux, du sans fondement ni fondation et que pour de l’éphémère: produit à la consommation pour le consommateur. Mais ce qui disparaît de la consommation ne disparaît pas pour autant pour avoir devenu du luxe et pour une élite que l’on ne voit non plus et ayant son club sélectif.
    C’est une autre forme de marginalisation mais, celle-là, volontaire et ne voulant, surtout pas partager avec son extérieur sa façon de vivre qui, devenue de tous, un secret, un mystère, une mystique des deux mondes parallèles.
    La théorie de la loi démocratique fondée sur la dualité que transporte en son sein la force intellectuelle qui soutient la démarche du positivisme comme celle animisme que transpire la pensée transhumaine d’aujourd’hui quand nous sommes pas encore sortie de la pensée «Gaïa», «New-Âge» sont la des faux-fuyants de sorte à s’adonner qu’au passagé, qu’aux modes, qu’à l’éphémère. C’est le moi qui a comme jouissance le «maintenant ou jamais» et celà ne dure qu’une vie «hédoniste» dont sa vie ne peut être que virtuelle.

  3. Tout est dit dans votre premier paragraphe.

    Le reste de votre raisonnement vous amène donc tout naturellement à proposer une solution, PARMIS D’AUTRES SOLUTIONS, de « gestion » du problème.

    Tout est dit dans votre premier paragraphe.

    Pour ma part j’envie votre style et votre prose très claire.

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