australia

Le nombre de réfugiés ayant trouvé la mort en essayant d’atteindre l’Australie a considérablement baissé, tandis que le monde est confronté à une forte augmentation des décès liés aux migrations. La  Méditerranée apparaît comme la région la plus mortelle pour les réfugiés.

Un rapport de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) montre le net déclin des décès en Australie depuis le changement de gouvernement et le durcissement de la politique d’immigration l’année dernière.

Le rapport de 212 pages (Fatal Journeys, Tracking Lives Lost during Migration) fait état d’un seul réfugié ayant trouvé la mort en 2014, celui de Reza Berati, un Iranien de 23 ans qui a été tué lors des émeutes de Manus en février.

Ce seul décès enregistré est à mettre en parallèle avec les 212 morts en 2013 et les 356 morts en 2012 lors de l’arrivée massive d’embarcations de réfugiés sous le gouvernement travailliste, avant que Kevin Rudd réinstaure les contrôles en mer quand il est revenu au pouvoir l’an passé.

L’OIM s’est servi des données fournies par l’Université Monash de Melbourne, et prend en compte les réfugiés disparus, ceux qui ont péri pendant leur voyage vers l’Australie et ceux qui ont perdu la vie dans les centres de détention sur terre ou au large.

Malgré l’énorme diminution des décès en Australie, les chercheurs refusent de reconnaître l’incidence du durcissement des politiques gouvernementales qui comprennent l’interception des embarcations en mer, leur reconduction vers le large ainsi que les dispositions prises pour assurer le retour de ces populations.

« A quel degré ces variations sont explicables par des facteurs globaux de situations qui génèrent des réfugiés ou bien par les changements des politiques d’immigration aux frontières de l’Australie, reste un sujet de controverse », précise le rapport.

L’OIM dénonce également le fait que « le nombre des décès puisse être considéré comme un comptage de points » c’est à dire exploité par les média en quête de sensationnalisme ou par les politiques qui « défendent des contrôles encore plus renforcés aux frontières pour empêcher les traversées dangereuses sans remettre en cause d’autres mesures qui mettent en danger les réfugiés en les privant de pouvoir voyager de façon sécurisée et légale. »

Un porte-parole du Ministère de l’Immigration, Scott Morrison, déclara : « La politique de protection des frontières du gouvernement a toujours eu pour objectif de sauver des vies. Nous avons tous pu constater les conséquences dramatiques qu’ont eu les mesures de faiblesse appliquées par le gouvernement précédent.

noway

Nous obtenons les résultats que nous annoncions : sauver des vies en mer.

Ceux qui continuent à s’opposer à notre politique sont dans un déni terrifiant car, s’il leur était possible, ils restaureraient les mesures qui ont été responsables de la mort de plus de 1000 personnes en mer. »

L’OIM rapporte que 3072 migrants qui auraient succombé en Méditerranée, ce qui représente 75 % des migrants décédés, et ce qui en fait « la mer la plus mortelle pour les migrants ». En comparaison, il est à noter qu’il y a eu 700 morts en 2013.

« Au cours de l’année passée, l’augmentation du nombre de morts est en grande partie due à une envolée de la mortalité dans la région méditerranéenne, » l’OIM écrit. « La raison de ce fait n’est pas très clair, mais il semblerait que cela révèle une augmentation considérable du nombre de migrants essayant de rejoindre l’Europe. »

Le rapport stipule que plus de 112 000 immigrés illégaux ont été répertoriés par les autorités italiennes durant les huit premiers mois de l’année en cours, ce qui représente le triple du nombre total en 2013.

«  Beaucoup fuient un conflit, des persécutions ou la pauvreté, la plus part des arrivants en Italie cette année étant des Erythréens et des Syriens », affirme le rapport qui a été publié le mois dernier.

L’OIM estime qu’en 2014 il y a eu 4077 morts de migrants dans le monde. En plus des morts en Méditerranée, il y en a eu 250 en Afrique de l’Est, 230 à la frontière Mexique/Etats-Unis, 205 dans la Baie du Bengale, 123 dans la corne de l’Afrique, 70 en Asie du Sud-Est, 56 dans le Sahara, 45 dans les Caraïbes, 17 en Afrique du Sud et huit autres.

Le chapitre dédié à la mortalité des réfugiés navigant vers Australie a été écrit par Leanne Weber et Sharon Pickering de l’Université Monash. Ils dirigent l’Observatoire des Passages de la Frontière qui établit et alimente les chiffres de la mortalité aux frontières de l’Australie.

Ces données font état de 1494 morts à la frontière de l’Australie entre janvier 2000 et juillet 2014, dont 94 % surviennent en mer « souvent même avant que les embarcations n’atteignent les eaux territoriales australiennes. »

En détail, cela fait 1266 morts lors du voyage vers l’Australie, 171 dans les eaux territoriales australiennes, 31 en détention sur terre, 16 en regagnant leur pays d’origine, 5 se sont suicidés, 3 en détention en mer et 2 pendant l’arrestation ou la déportation.

 Source 

Merci au segment EXCOM pour la traduction

Mouvement pour la Remigration

sep2

Voir aussi :

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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