Les heurts entre clandestins et forces de l’ordre se multiplient. Ils ont déjà fait 29 blessés légers côté policier en deux jours, où près de 600 grenades lacrymogènes et de désencerclement ont dû être tirées .

Les affrontements entre migrants et forces de l’ordre s’intensifient autour de la Jungle de Calais et ses milliers de clandestins. Quatre assauts successifs d’illégaux vers la zone portuaire et la rocade de la ville, dont deux dans les dernières 24 heures, ont déjà fait 29 blessés légers côté policiers. Les syndicats de gardiens et d’officiers de police tirent le signal d’alarme. Gilles Debove, responsable local du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière, met ainsi en garde: «On est inquiets, si un jour on a une révolte au sein du camp, ça va être la folie», redoute-t-il.

Ce mardi, vers 9 heures, entre 200 et 250 migrants ont ainsi fait irruption sur la rocade portuaire, certains jetant des pierres en direction des policiers. L’axe routier a dû être fermé pendant deux heures, avec tous les retards que cela suppose pour le trafic transmanche. «Les dysfonctionnements du lien Eurotunnel font désormais peser une menace sérieuse pour les entreprises qui commercent des deux côtés du channel. En Grande-Bretagne notamment, la production à flux tendu de certaines sociétés est mise en en danger», confie un chef d’entreprise du Calaisis.

«Aiguillonnés par des militants altermondialistes»

Quelques heures plus tôt, dans la nuit de lundi à mardi, entre 23 heures et 4 heures du matin, quelque 250 migrants ont, «à plusieurs reprises, tenté de ralentir le trafic sur la rocade portuaire, en posant divers objets sur la chaussée», déplore la préfecture du Pas-de-Calais. Les migrants tentaient de se cacher dans des camions, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Cette fois, 13 policiers ont été atteints: 6 contusionnés et 7 blessés par des projectiles.

«Nos collègues CRS ont été durement pris à partie par environ 200 migrants, organisés et armés de bâtons et divers projectiles, ayant érigé plusieurs barricades. Plus de 350 grenades lacrymogènes et de désencerclement ont été lancées cette seule nuit», assure le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). Les migrants ont «démonté des panneaux de signalisation pour faire des barrages sur la rocade».

«Ils étaient aiguillonnés par des militants altermondialistes du groupe No Border», assure un officier de police local. De son côté, Sliman Hamzi, secrétaire départemental du syndicat Alliance (majoritaire chez les gradés et gardiens), assure que «beaucoup d’associations montent les migrants contre la police».

Le capitaine Bourdelle, pour sa part, s’interroge: «On peut se demander si les personnes qui se livrent à ces débordements ne sont pas des clandestins qui ont déjà vécu ce type d’échauffourées en Grèce ou ailleurs et qui transposent ces comportements en France.» À l’entendre, ils se lâchent d’autant plus facilement qu’ils savent que la police française n’est pas une police de brutes.

Ce mardi, la préfète Buccio, a été forcée de reconnaître: «C’est plus fort et plus violent cette fois». Elle a cependant refusé le recours à l’armée réclamé par le maire (Les Républicains) de Calais, Natacha Bouchart. La nuit qui vient s’annonce très tendue.

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