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Dernier grand pays européen à n’avoir pas cédé aux sirènes du « mariage pour tous », l’Italie n’a toujours pas baissé les bras.

Samedi 30 janvier 2016, plusieurs centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés au Circo Massimo, l’ancien champ de course de Rome, pour dire non au projet de loi Cirinnà autorisant le « mariage » et l’adoption pour les couples de même sexe. Non, la famille italienne ne sera pas « mise à la casse », comme veut l’y plonger le chef du gouvernement, Matteo Renzi. Sous un ciel pourtant très couvert, la foule était au rendez-vous pour défendre la famille traditionnelle. « Une société qui ne met plus de limites est une société qui devient folle », a lancé depuis la tribune Massimo Gandolfini, chef de file de la Manif pour tous Italia, exportation française par delà les Alpes.

La présidente de la Manif pour Tous France, Ludovine de la Rochère, a d’ailleurs apporté tout son soutien à cette mobilisation massive. « Faire volontairement des orphelins de père ou de mère: ça n’est humainement pas acceptable », a-t-elle déclaré. En effet, si le projet d’union civile débattu au Sénat divise la société comme le gouvernement italiens, l’adoption pour les couples homosexuels reste fortement rejetée. « Au moment des élections, nous nous souviendrons de ceux qui se tenaient du côté de la famille et des enfants, et des autres, qui rendent possible la pratique abominable des utérus à louer », a scandé M. Gandolfini, jugeant qu’il s’agissait-là d’un texte que les féministes des années 70 devraient rejeter.

À ce propos, la féministe américaine Jennifer Lahl est venue à la tribune pour témoigner de la situation en Californie, « capitale mondiale du tourisme reproductif ». « En ce moment même, deux mères porteuses sont enceintes de triplés. Mais on leur demande de n’en garder que deux, le troisième n’étant pas voulu. La GPA est une exploitation des femmes, ce qui les rend esclaves et les traite comme des productrices d’enfants contre paiement », a-t-elle déclaré sous les applaudissements. Pour elle, cette pratique prétendument progressiste et libératrice relègue les enfants au statut de « marchandises à acheter et à vendre. C’est une industrie qui répond aux désirs des parents sans se soucier des besoins des enfants. »

Solidement implantée dans la société italienne, l’Église catholique participe également à cette défense de la famille traditionnelle, même si le Vatican n’a pas appelé ouvertement à manifester samedi. Vendredi, la Conférence épiscopale italienne (CEI) a rappelé sa « préoccupation » devant toute tentative de mettre « sur le même plan » le mariage et les unions civiles avec l’introduction d’une « alternative à la famille ». 

En attendant le vote final sur la proposition de loi, prévu pour mi-février, le peuple italien sait, comme ce fut le cas de l’autre côté des Alpes, que de rudes épreuves l’attendent. En espérant, toutefois, ne pas subir le même revers que ses voisins français.

Source : Le Bréviaire des Patriotes

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Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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