Après un précédent sondage donnant le Brexit gagnant le 31 mai dernier, et malgré les innombrables pressions effectuées par les partisans du maintien dans l’Union, c’est une étude publiée lundi par le site WhatUKThinks qui, à l’approche de la date fatidique du 23 juin, est venue affoler les europhiles en annonçant qu’une majorité de Britanniques seraient aujourd’hui favorables à une sortie de l’Union européenne.

  • Les menaces de Juncker

Selon cette étude, qui établit une moyenne à partir de trois enquêtes d’opinion menées entre le 19 mai et le 5 juin par ICM, YouGov et TNS, le camp du Brexit l’emporterait en effet avec 51 % des voix, alors que la précédente moyenne calculée par WhatUKThinks donnait les deux camps au coude à coude, à 50 %.

Si les Britanniques se prononcent pour la sortie de l’Europe, Juncker promet une pléthore de sanctions.

Une progression à laquelle ne sont pas étrangères les menaces proférées, en mai dernier, par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avertissant que « les “déserteurs” ne seront pas accueillis à bras ouverts » et que « si les Britanniques devaient dire “non”, (…) le Royaume-Uni devra accepter d’être considéré comme un Etat tiers, que l’on ne caressera pas dans le sens du poil »… Des propos inadmissibles, auxquels Nigel Farage, chef du Ukip, avait très justement répondu : « Je ne suis pas étonné que Jean-Claude Juncker joue ce jeu-là. Il a passé sa vie à échafauder des structures non démocratiques à Bruxelles ! »

Enfin, comme le soulignait Matthew Goodwin, professeur de sciences politiques à l’université du Kent, ce renversement de tendance arrive aussi quelques jours après la présentation du projet des partisans du Brexit d’une immigration à l’australienne. Or, « Ceux qui affirment que l’immigration n’est pas centrale dans le vote anti-UE ne comprennent pas le vote anti-UE. »

  • Panique chez les europhiles

Quoi qu’il en soit, l’annonce de ce nouveau sondage a provoqué la panique dans les rangs europhiles. Après la présidente de la FED, Janet Yellen, mettant en garde Londres contre les « importantes répercussions économiques » d’un Brexit, c’est David Cameron qui est à nouveau monté au créneau lundi, lors d’un meeting à Londres aux côtés des responsables du Labour, des Verts et du Parti libéral démocrate, au cours duquel il a mis en garde contre les conséquences économiques d’une rupture avec l’UE. Un Brexit, a ainsi affirmé le Premier ministre, aurait l’effet d’une « bombe » sur l’économie britannique et la condamnerait à une « décennie d’incertitude» en raison des nouveaux accords commerciaux que le pays devrait négocier sitôt sorti du bloc des 28.

Un discours catastrophiste relayé par une dizaine de syndicats britanniques qui, dans une lettre publiée par The Guardian, appelaient leurs adhérents à voter pour le maintien, convaincus qu’ils sont que… « les avantages sociaux et culturels d’un maintien dans l’UE l’emportent largement sur les avantages d’une sortie » !

Franck Deletraz

pour le journal Présent

separateur

Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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