Face aux défis posés par la présence de l’islam dans notre pays, Éric Zemmour préconise le retour à « la vraie République », c’est-à-dire « la République assimilationniste et démocratique, qui ne connaît que les “citoyens”, qui ne fraye pas avec les communautés sous prétexte de “droits de l’homme”. »

Mais contrairement à ce qu’avance Éric Zemmour, la République n’a jamais mené de politique délibérée d’assimilation. Si c’était son intention, elle aurait arbitrairement réparti les immigrés sur tout le territoire afin d’éviter la ghettoïsation, mis en place des cours d’histoire et de langue française obligatoires, interdit l’accès aux chaînes étrangères par le câble, etc. Bref, dans « politique d’assimilation », il y a « politique », c’est-à-dire contrainte. Cela était non seulement irréalisable, mais en plus inutile : si les immigrés européens sont aisément devenus français dès la seconde génération, c’est parce qu’ils étaient, pour citer de Gaulle (on ne s’en lasse pas !), « de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». Leur assimilation s’est faite spontanément, sans intervention de l’État, car nous sommes cousins.

À l’inverse, si les Afro-musulmans – à quelques rares exceptions – ne sont pas devenus français, cela n’est pas dû à l’abandon d’une politique d’assimilation volontariste qui n’a jamais existé, mais tout simplement parce que le fossé culturel est trop grand entre eux et nous. Être français ne se décrète pas, cela s’hérite.

Il n’y a que de très rares cas où cela peut se mériter, à l’instar des harkis, français par le sang versé. Mais combien d’immigrés sont de leur trempe ?

Comme l’écrit si bien Zemmour dans Mélancolie française : « La France n’est pas en Europe ; elle est l’Europe. La France réunit tous les caractères physiques, géologiques, botaniques, climatiques de l’Europe. » Pensée grecque, héritage celte et germain, civilisation latine : c’est la synthèse de ces multiples héritages, supervisée par nos rois, qui fit la France. Et non la République, qui a plutôt défait la France en tuant son propre peuple – comme en Vendée -, en criminalisant dès l’école l’attachement bien compréhensible des enfants à leur province, et en s’attaquant à notre mère l’Église.

L’identité de la République, c’est la table rase au nom des droits de l’homme abstraits et hors-sol… ceux justement conspués par Zemmour ! La République, c’est aussi le centralisme parisien qui a vampirisé les terroirs et tué les libertés locales. Zemmour, admirateur du référendum, devrait s’en souvenir, car c’est au niveau local, dans une démocratie directe à taille humaine – comme la Suisse, qu’il donne en modèle -, que le référendum s’épanouit le mieux.

L’assimilationnisme républicain et le communautarisme anglo-saxon sont deux faces d’une même pièce : l’universalisme moderne, fondé sur la haine de l’enracinement et de la notion d’héritage. La République, nouvelle tour de Babel, n’est pas la solution, elle est le problème. Pour sortir de l’impasse multiculturelle, une seule solution : refonder notre communauté politique sur le droit du sang, rétablir la démocratie locale et amorcer la remigration.

Julien Langella

Pour Boulevard Voltaire

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Conseil de lectures :

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Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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