À l’occasion de l’inauguration de notre nouvelle section à Calais, nos militants parisiens se sont rendus il y a deux semaines dans la « jungle »… Voici leur témoignage.


En déplacement sur Calais pour rencontrer de nouveaux camarades, nous sommes allés faire une reconnaissance dans ce que l’on peut appeler « le terrain de jeu du Capitalisme à tendance apatride. » Un de ces terreaux fertiles en dépenses, sans aucun sens ni raison, uniquement des pis aller pour parer à l’urgence. Pas de création, ni de préservation du milieu, et encore moins un enrichissement pour un mieux vivre local. L’important, c’est que ça bouge ! Alors on éradique des hectares de forêt, puis l’ensemble de la flore, quitte à perturber le fragile écosystème historique afin de mieux voir arriver de loin la transhumance des envahisseurs, fraîchement installés à la limite de la ville. L’image est saisissante ! La zone industrielle, les accès au port ferry et ceux du tunnel sous la Manche, font ressembler l’ensemble à un mélange de Fort Alamo post-moderne et d’Alcatraz, avec ses grands murs grillagés de 4 mètres surmontés de barbelés et ses projecteurs de stade. Bientôt un mur !

À deux pas de la « Jungle », les premières usines pointent le bout de leur nez. Il n’y a pas à dire ! Ça donne envie d’aller au boulot ! S’il y avait juste des laveurs de pare-brise à la pisse à la sortie des parkings, on en viendrait à penser, que ce serait un moindre mal. Le résultat? La sécurisation des routes et des routiers? Des habitants? Bien sûr que non ! Le terrain c’est comme tout : ça s’apprend et ça se maîtrise ! Qui plus est quand les « No borders » vous indiquent le meilleur chemin à coups de pinces à métaux par les temps qui courent avec cette multiplication de grillages et de barbelés sur des kilomètres, ça peut servir. Et nous ne parlons pas des barrages improvisés pour stopper les véhicules, ni l’incitation aux attaques dirigés vers les forces de l’ordre. Par contre, au niveau de l’activité économique certes, moins pérenne, mais gargantuesque en gestion d’intendance, là, le terrain rempli son rôle : pour les hôtels réquisitionnés H24 pour accueillir les garnisons de CRS venus de partout, c’est banco ! Pour la dératisation végétale et l’installation de kilomètres de grillages, d’autres doivent se frotter les mains !

Pour la mobilisation permanente des forces de l’ordre en nombre considérable ! Le budget a pour mot d’ordre : « hémorragie en cours » ! Surtout quand la France est en cessation de paiement dès le mois d’octobre pour le reste de l’année à venir : merci la servitude et l’avilissement de la planche à billet pour nous aider à tenir ! Pendant ce temps-là, des mammouths goinfrés de dividendes et d’acquisitions monopolistiques financières ou industrielles, viennent entretenir ce marasme de misère générale et individuelle ! Ils reversent une partie de ces bénéfices bien mal acquis, dans des associations ou dans des ONG, faisant d’une-pierre-deux-coups, pour eux-mêmes, déjà avant tout, par l’intermédiaire des fondations humanitaires, véritables machines à dégrever les impôts, pour en faire ressortir une vertu médiatique d’un blanc immaculé ! Puis viennent les petites mains des mammouths à tendance globalistes du Tiers-Monde. Pour ces idéalistes trompés, œuvrant et recevant l’argent de ceux qui pour elles, à les entendre, seraient la négation même de la vie, et pourtant …

Elles entretiennent un mirage, un espoir vain, allant jusqu’au non-sens, parfois une haine, à travers l’image de l’oppresseur, qui se reflète dans tout ce qui est règlement, code, savoir-vivre local, puis qu’après tout, « ils méritent tous d’être sauvés » alors qu’à Calais, « il y a plein de racistes qui méritent de crever ! ». Gageons que cette pensée émanant de l’auteur ne soit pas étrangère à certains bénévoles croisés lors de cette escapade en terre du néant. Le terrain est propice aux installations sanitaires de chantiers – on augmente la facture comme on peut – sans pour autant pouvoir se passer de deux énergumènes lâchant leur transformation merdique à trois mètres de ces mêmes sanitaires. Nous décidons après coup de purifier notre vue en allant voir l’église construite par les éthiopiens. C’était leur jour de l’an et ils avaient recouverts le sol extérieurs de l’église de divers branchages en guise de symbole.

Après avoir demandé à nos hôtes, nous sommes entrés dans l’église, faite de bois, et je dois bien avouer qu’une forme de tranquillité émanait du lieu, presque sécurisant dans toute ce territoire hors de France. Après discussion et transmission de nos vœux pour leur nouvel an, ils nous expliquent qu’ils doivent très souvent se masser à 15 ou 20 devant l’entrée du lieu pour ne pas laisser des musulmans tenter de détruire le lieu. Décidément, l’église en danger est une récurrence de notre époque. Nous retournons dans la partie musulmane de la « Jungle », où un arrêté a fait fermer les premiers magasins de l’allée principale, trop voyants, trop sujets à questions et pas assez misérables : il faut bien entretenir le l’image «Zone d’Humanité en Danger ». Les magasins et les cantines de fortunes se sont déplacées plus loin, avec au milieu, une zone festive. Musique à fond et danse improvisée ! Possibilité d’acheter son chargeur de portable perdu ainsi que des clopes à l’unité ou à 2 euros le paquet ! Le tabac Calaisien a du souci à se faire !

Question de filières d’approvisionnement, cher Mr. le Douanier. La seule personne du groupe qui s’est fait approcher est bien sûr, aussi, la seule femme du groupe. Stratégiquement, il est évident qu’ils ont moins envie de faire la connaissance de l’homme français, à moins qu’ils n’aient repéré une certaine attirance pour l’allogène chez cet autochtone, car, par la magie du libéralisme économique, chacun y trouve son compte ! Un orgasme exotique contre un peu d’argent 100 % pur porc ! Les femmes européennes ne sont donc pas en reste, après tout il faut bien punir papa « l’oppresseur », d’avoir soit loupé, soit trop réussi sa cellule familiale ! Dans tous les cas, l’européen est coupable ! Alors quoi de mieux que de s’acoquiner avec la misère et de la servir pour rendre grâce au néant de s’être installé partout sur la planète ? D’ailleurs, j’en viens à me demander si le « migrant » que l’on a croisé avec deux smartphones dans les mains, essayait de jongler entre ses différentes conquêtes ! Pendant ce temps, le calaisien est dans la torpeur et la pensée infantilisante de son temps.

Le prix de l’immobilier chute pendant que le coût sécuritaire augmente ! Encore une belle histoire où la main gauche augmente le prix de la protection de l’objet, alors que la main droite fait baisser la valeur de ce même objet. Chapeau-bas ! Bienvenue dans une société d’opportunistes, allant toujours plus loin dans la contradiction mais surtout pour le profit, en jouant avec les sentiments primaires des gens pour leur faire avaler non pas le festin mais la soupe du condamné à mort, sur fond de culpabilisation pour les uns, et de légitimation revendicatrice pour les autres. Décidément ce terrain de jeu est malsain et dégueulasse, seul le capital peut à terme y trouver son compte, car peu importe comment, peu importe le moment, peu importe le prix, les valeurs, les principes, les devoirs, les priorités, les déshérités, l’important est que tout cela circule ! Pas de repos ! Ça bouge, ça bouge dans l’immobilisme du réel par les demi-mesures bonnes à enfumer le bon sentiment, car l’essentiel est dans la fluidité des liquidités et des marchés publics.

Galerie :

Un témoignage de Paris Zone Dissidente

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Notre Plan d’urgence pour Calais : 

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Notre Mouvement :

Conseil de lecture :

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Rédigé par Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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