#Européennes2019 : Entretien avec Vincent Vauclin

Entretien avec Vincent Vauclin, publié sur le site Nous Sommes Partout à l’occasion de l’annonce de la candidature de la Dissidence Française aux élections européennes de 2019.


La Dissidence Française, qui a récemment opéré sa transformation en parti politique, compte présenter une liste antisystème aux élections européennes de mai prochain. Pouvez-vous nous expliquer le sens de cet engagement ?

Vincent Vauclin : En se transformant en parti politique, la Dissidence Française a franchi un cap. Et pour les mêmes raisons qui nous ont conduits à opérer cette transformation, il est capital que nous soyons présents à un maximum de scrutins. Si nous ne le faisons pas, nous ne serons pas représentés. Et nous ne pouvons nous contenter d’un activisme stérile dénué d’ambition politique, nous ne pouvons accepter que les nationalistes, les identitaires et les patriotes français n’aient comme seul choix le vote RN – c’est-à-dire celui du reniement – ou celui de l’abstention.

Par ailleurs, participer aux élections est un moyen pour nous d’accroître notre visibilité et d’imposer nos thématiques – comme la remigration – dans le débat public. Là encore, si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place, et ce sera encore une occasion perdue. Or le temps presse, et il est temps d’aller affronter la lobbycratie sur le terrain électoral, pour opposer au mondialisme libéral une alternative véritable. C’est l’ambition de la Liste de la Reconquête nationale, sociale et identitaire qui sera présentée par la Dissidence Française lors de ce scrutin.

Présenter une candidature aux élections européennes demande des fonds considérables, l’objectif de Bruxelles étant de privilégier les partis du système. Comment comptez-vous réunir les fonds ?

V.V : En effet le coût est considérable, d’autant qu’il s’agit désormais de présenter une liste pour une circonscription nationale unique, et non par grandes régions comme c’était le cas auparavant. Cela implique de faire imprimer et livrer affiches, professions de foi et bulletins de vote pour l’ensemble du territoire national… Concrètement, nous demandons à tous ceux qui nous suivent et nous soutiennent depuis des années de nous aider, en adhérant et en faisant un don pour nous donner les moyens de relever ce défi. C’est fondamental et en tant que parti politique nos donateurs et cotisants peuvent désormais bénéficier d’une déduction fiscale. Mais tout ne se résume pas à l’argent. La volonté peut beaucoup, et de volonté nous ne manquons pas. Par conséquent là où les moyens financiers feront défaut, nous redoublerons de volonté pour faire le maximum avec un minimum de ressources. C’est ce que nous avons toujours fait.

D’autres partis, je pense à Civitas, souhaitent également présenter une liste à l’occasion de cette élection. Une liste commune des forces de résistance nationale ne serait-elle pas plus judicieuse ?

V.V : Absolument et c’est la raison pour laquelle nous tendons la main à toutes les forces nationalistes, identitaires et patriotes, sans exception, pour faire converger nos énergies et rassembler nos moyens en vue de ce scrutin. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que des cadres et militants issus d’autres organisations figureront sur cette Liste de la Reconquête que nous présenterons au suffrage en mai prochain. J’ose espérer qu’ils ne seront pas les derniers, et que notre appel à la convergence sera entendu.

Comment pensez-vous réussir à bâtir une liste exigeant la parité ?

V.V : L’exigence de parité est effectivement une difficulté supplémentaire pour les organisations comme les nôtres, d’autant que la politique est, par nature, un monde plutôt masculin. Mais en mobilisant notre réseau et en faisant appel à toutes les bonnes volontés, je pense que nous pourrons surmonter cette difficulté et bâtir une liste paritaire.

Quel sera votre message et votre capacité à faire face à l’omerta des médias aux mains des financiers à laquelle vous serez bien entendu confronté ?

V.V : Nous comptons bien nous faire entendre, en développant des idées nouvelles et en formulant des propositions concrètes que personne d’autre que nous n’aurait le courage d’assumer. Sur les questions européennes, sociales et migratoires, nous aurons l’opportunité de faire entendre une autre voix, de démasquer les imposteurs et de dénoncer le poids écrasant des lobbies. Le temps de la radicalité est venu. Partout en Europe les lignes bougent et les partis d’hier sont en déroute. C’est le moment ou jamais de passer à l’offensive pour brusquer le politiquement correct et proposer une issue politique à la crise profonde que traverse notre pays. Préférence nationale, remigration, localisme, protectionnisme et subsidiarité seront ainsi les grands axes du projet que nous présenterons bientôt, pour une France souveraine dans une Europe indépendante.

Quel regard portez-vous sur la crise des Gilets Jaunes et sur la liste du même nom qui vient de se créer ?

V.V : Depuis novembre, nous soutenons et accompagnons la mobilisation populaire à Paris comme en province. C’est un moment historique que nous sommes en train de vivre : la révolte du pays réel contre le pays légal, le sursaut brutal d’une France périphérique que l’on destinait au déclassement, à l’effacement, et au remplacement. Mais cet élan de colère doit rencontrer une issue politique nouvelle. Et force est de constater que la liste « Gilets Jaunes » annoncée n’est en rien représentative du mouvement ni en capacité de formuler des propositions à la hauteur des enjeux. Aux exigences de justice sociale et fiscale, aux inquiétudes liées à la mondialisation et à la submersion migratoire, à la crise de représentativité et de légitimité du pouvoir, on ne peut répondre par des demi-mesures ni par des formules creuses. Ainsi notre candidature aux élections européennes entre en résonance avec les aspirations profondes de ce mouvement social, puisque nous sommes les seuls à apporter des réponses sérieuses aux questions qu’il soulève.

La république aux abois mène actuellement une véritable répression contre les mouvements de la Droite Nationale. Cela ne risque-t-il pas d’être un frein à vos possibilités de recrutement pour votre liste ?

V.V : L’intimidation, la diabolisation et le discrédit sont les méthodes habituelles du totalitarisme pour réprimer et réduire au silence les dissidents à la pensée unique. En septembre et octobre 1989, des centaines de milliers d’allemands de l’Est manifestaient dans les rues de Berlin contre le régime de la RDA, affrontant une répression féroce et bravant les intimidations et les menaces du pouvoir. Un mois plus tard, le Mur de Berlin tombait et l’Union Soviétique entrait dans un processus de dislocation. Cela n’aurait jamais été possible s’il ne s’était pas trouvé une poignée de dissidents déterminés à rompre l’illusion du consensus et à braver le conformisme ambiant. C’est à cette audace et à cette détermination que nous en appelons aujourd’hui, pour mobiliser celles et ceux qui hésiteraient à devenir candidats sur cette Liste de la Reconquête.


Auteur : Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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