Vincent Vauclin : « La préservation de l’identité française n’est pas négociable »

Nous avons contacté les candidats aux élections européennes pour les interroger sur leur vision d’une politique culturelle européenne.

Doit-on aller vers une politique culturelle Européenne commune ? Quelle doit être l’action de l’UE pour favoriser la création culturelle européenne, sa diffusion, et l’accès à la culture des citoyens européens ?

Les Européens n’ont pas attendu la Commission Européenne pour bâtir, strates après strates, siècles après siècles, une civilisation culturelle parmi les plus rayonnantes du monde. C’est dans le prolongement de cet héritage qu’il convient d’orienter les politiques publiques, au niveau régional, national et européen. À cet égard, le rôle des institutions européennes devrait être d’abord de sanctuariser la richesse de notre culture commune et de protéger sa diversité à la fois des velléités de standardisation du monde marchand et de l’américanisation, mais aussi des négateurs de notre héritage qui entendent escamoter ses particularismes au nom d’une intégration culturelle qui n’est que le faux-nez de l’uniformisation et du nivellement.

Doit-on parler d’exception culturelle française au sein de l’Europe ?

Bien sur, la préservation de l’identité culturelle française n’est pas négociable et doit primer sur toute autre considération. Je pense d’ailleurs que le principe d’exception culturelle devrait faire l’objet d’une sanctuarisation constitutionnelle (actuellement, il n’existe aucune mention des notions de « culture » ou « d’identité » dans la Constitution, ni même dans son préambule).

Quel regard avez-vous sur l’action du parlement européen sortant dans le domaine culturel ?

La majorité sortante n’a fait qu’accompagner le lent processus d’érosion de la culture européenne. Par exemple, en subventionnant l’art « contemporain » plutôt que la restauration de notre patrimoine historique ou l’exaltation de nos racines pluri-millénaires. Dans les faits, on constate qu’une empreinte idéologique post-soixante-huitarde mine la politique culturelle européenne, et ambitionne de faire table-rase de notre héritage pour y substituer une néo-culture aseptisée, « inclusive » et « progressiste ». En somme, il s’agit d’effacer la mémoire des européens pour mieux les remplacer.

Comment associer politique économique et politique culturelle de l’UE ?

Je pense qu’il faut encourager le mécénat, en le conditionnant aux impératifs de préservation du patrimoine historique et d’affirmation de notre héritage culturel sous toutes ses formes. C’est ainsi que l’on pourra également encourager la transmission et les vocations propres à l’art et à l’artisanat traditionnel européen, d’une richesse inestimable, et dont les pratiques et le savoir-faire relèvent d’un patrimoine immatériel aujourd’hui menacé de disparition.

Est-ce que l’action culturelle de l’UE est assez visible par les citoyens européens ?

D’une manière générale, l’ensemble des politiques européennes apparaissent confuses et peu lisibles aux yeux des européens, et je pense que c’est délibéré : cette opacité est constitutive d’une construction européenne qui s’est faite dans le dos des peuples et souvent contre leur volonté.

Propos recueillis pour le site Bigorre.org


Auteur : Dissidence Française

www.la-dissidence.org

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