Lors de ses voeux à la presse en ce début d’année, Marine Le Pen a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Mettant ainsi fin à un vrai-faux suspense, tant c’était prévisible, cette annonce permet fort opportunément à Marine Le Pen d’occuper l’espace médiatique à l’approche des élections municipales, de polariser le débat public sur ce simulacre de duel entre son parti et Emmanuel Macron, et d’escamoter sous le bruit médiatique la multiplication des affaires judiciaires et la carence d’un projet de gouvernement digne de ce nom.

Vers un remake de 2017 ?

Car sur le fond rien n’a changé. Si le gouvernement Macron-Philippe est sorti affaibli du conflit social contre la réforme des retraites, et plus encore par la mobilisation des Gilets Jaunes, notre pays traverse encore une profonde crise de représentation politique. La colère légitime des Français – affligés par le racket fiscal, relégués aux marges de la mondialisation, meurtris par la violence immigrée, et menacés de remplacement démographique – peine toujours à trouver une incarnation politique capable d’opposer au camp macroniste autre chose que des slogans et des formules creuses. Après avoir sabordé ce qui fut longtemps le seul parti d’opposition nationale du paysage politique français, dont elle n’hésita pas à exclure son illustre fondateur et à changer jusqu’à son nom, Marine Le Pen continue de naviguer à vue, au gré des sondages et du vent médiatique. Contre l’invasion migratoire, le RN se contente de coups de menton et de quelques appels symboliques à la fermeté, et se cantonne à un programme assimilationniste digne du RPR des années 90. Sur les questions de souveraineté, après le calamiteux débat de l’entre-deux tours de 2017, le RN a intégralement capitulé sur la sortie de l’euro et peine toujours à définir une position claire et lisible sur l’appartenance de la France à l’Union Européenne. Sur les questions de société, Marine Le Pen brilla par une absence presque suspecte lors des différents rendez-vous de la Manif pour Tous contre le mariage gay ou, plus récemment, contre la PMA-GPA (son candidat tête de liste aux élections européennes, Jordan Bardella, allant même jusqu’à déclarer qu’il considérait que « le mariage homosexuel était désormais un acquis »).

Construire une alternative nationale, sociale et identitaire

Si Marine Le Pen continue donc d’exister grâce au trouble jeu des médias macronistes qui rêvent de rejouer la partie de 2017 pour assurer une confortable réélection à Emmanuel Macron, l’imposture que représente le RN devient de plus en plus évidente : le nombre de ses adhérents s’est effondré, ses dettes ont explosé, et nombre d’élus locaux et de militants frontistes ont d’ores et déjà préféré claquer la porte de leur parti plutôt que d’assister, impuissants, à sa lente décrépitude. Dans ce contexte, la nécessité de construire une nouvelle force politique capable d’opposer une alternative véritable au mondialisme libéral incarné par Emmanuel Macron apparaît plus urgente que jamais. C’est la raison pour laquelle la Dissidence Française, après avoir annoncé sa transformation en parti politique en 2018, après avoir accueilli les ralliements d’élus municipaux et régionaux, après s’être lancée dans la campagne des européennes de 2019 avec la liste de la Reconquête, poursuit son développement et a annoncé en ce début d’année le lancement de huit commissions thématiques dédiées à l’élaboration d’un véritable programme nationaliste de gouvernement. Parallèlement, notre mouvement accentue sa dynamique d’implantation locale dans toute la France, et prépare activement de nouvelles campagnes militantes de grande ampleur pour brusquer le politiquement correct et faire entendre une autre voix.

Militants nationalistes, ne restez pas spectateurs !

La démarche de refondation entreprise par la Dissidence Française est une oeuvre nécessaire mais considérable compte-tenu des moyens dont nous disposons. Ne bénéficiant ni de subventions publiques ni de ressources occultes, faisant face à la fois aux nervis d’extrême-gauche et aux partis du Système, la Dissidence Française ne peut compter que sur le soutien des patriotes et des nationalistes prêts à s’engager dans une organisation structurée pour défendre leurs convictions. L’année 2020 sera donc décisive pour notre jeune parti, tant sont nombreux les défis que nous avons à relever pour proposer aux Français une alternative digne de ce nom. Tous bénévoles, les militants de la Dissidence Française ont déjà accompli un formidable travail d’implantation et ont fait la démonstration de leur capacité à faire exister un pôle de droite alternative dans le paysage politique français, en particulier lors des dernières élections européennes. Pour que cette dynamique perdure, nous avons besoin de vous : engagez-vous, adhérez ou faites un don à la Dissidence Française, et donnez-nous les moyens de construire cette grande force politique de reconquête dont notre pays a besoin. En adhérant à la Dissidence Française, vous rejoindrez une communauté d’idées et d’actions où l’on se bat pour la France, et non pour des places, vous participerez au rassemblement des forces nationalistes, identitaires et patriotes au sein d’un grand mouvement de résistance nationale, et vous pourrez vous former politiquement pour devenir candidat aux prochaines élections. En 2020, la France pourra compter sur nous. Pourrons-nous compter sur vous ?

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