Communiqué de la Dissidence Française 

Le projet de réforme des retraites voulue par le gouvernement Macron-Philippe est examiné depuis ce lundi par l’Assemblée Nationale. Alors que cette réforme suscite l’opposition d’une majorité des Français et un mouvement social d’une ampleur et d’une durée sans précédent, le gouvernement entend passer en force et imposer coûte que coûte son projet de répression sociale. Voici 5 raisons pour lesquelles il convient de poursuivre le combat contre cette réforme des retraites.

  1. Cette réforme est inutile, car elle ne s’attaque pas à la racine du problème : le chômage, la dénatalité et les déficits sociaux dûs à la politique d’immigration. Si le régime des retraites par répartition est déficitaire, c’est d’abord et avant tout parce que le nombre de cotisants est trop faible par rapport au nombre des retraités. Cela s’explique à la fois par un taux de chômage élevé dû au racket fiscal qui asphyxie les entreprises, et à la mondialisation qui les expose à la concurrence déloyale des pays du Sud, ainsi que par une politique antifamiliale qui décourage la natalité des Français et donc le renouvellement des générations. À cela s’ajoute les coûts considérables de l’immigration, de l’intégration et de la « politique de la ville » qui plombent les comptes sociaux de notre pays et que le gouvernement continue pourtant d’encourager.
  2. Cette réforme est injuste, car elle appauvrira les retraités : la mise en place d’un système universel par points, dont la valeur du point sera déterminée et réévaluée annuellement, en se basant sur l’ensemble de la carrière et non plus sur les vingt-cinq meilleures années, aggravera la précarité des futurs retraités qui n’auront aucune garantie de percevoir une pension digne de ce nom.
  3. Cette réforme est absurde, car elle aggravera encore le chômage : en repoussant l’âge de départ à la retraite (alors que pour la première fois l’espérance de vie en bonne santé régresse pour les catégories les plus pauvres de la population), cette réforme aboutira dans les faits à prolonger de plusieurs années le chômage de seniors qui ne pourront pas partir en retraite, et à accroître mécaniquement le nombre de demandeurs d’emploi sur le marché du travail, alors que les jeunes sont de plus en plus nombreux à rechercher un emploi dans un contexte de crise économique et de précarité galopante.
  4. Cette réforme est une imposture, car elle se prétend universelle mais elle ne l’est pas : en créant des incertitudes autour du montant des pensions, du financement du régime et de l’âge de départ à la retraite, cette réforme incitera en fait à la multiplication des régimes spéciaux par capitalisation, et donc renforcera la complexité du système et les inégalités entre les travailleurs les plus aisés qui peuvent se permettre d’épargner pour leurs retraites complémentaires, et tous les autres qui peinent déjà à finir le mois.
  5. Cette réforme est bâclée, le Conseil d’Etat la juge « lacunaire » et la commission spéciale du parlement sur les retraites n’a même pas pu achever ses travaux avant l’examen du texte par l’Assemblée : voulant passer en force, le gouvernement a recours à une procédure accélérée (une seule lecture par assemblée), entend recourir à des ordonnances pour contourner le débat parlementaire, et se refuse obstinément à consulter le peuple Français par référendum sur un sujet pourtant essentiel pour les générations futures.

Aux côtés des salariés, des fonctionnaires, des artisans-commerçants et des professions libérales, la Dissidence Française s’oppose donc résolument au projet du gouvernement Macron et propose une contre-réforme s’appuyant sur trois grandes mesures complémentaires :

  • mise en oeuvre d’un plan d’urgence pour l’emploi et la relance de l’économie réelle, par la lutte contre les délocalisations, la protection de nos entreprises face à la concurrence déloyale, et la fin du racket fiscal qui asphyxie les ménages autant que les PME-TPE, qui décourage l’initiative privée, l’innovation et l’esprit d’entreprise ;
  • lancement d’un programme d’économies budgétaires massives de plusieurs dizaines milliards d’euros, par l’arrêt total de l’immigration, la suppression des prestations réservées aux immigrés en attente de régularisation, l’expulsion systématique des clandestins et des délinquants étrangers/binationaux, et la suspension de la contribution française au budget de l’Union Européenne ;
  • adoption d’un vaste projet de rééquilibrage fiscal par la suppression progressive de l’ensemble des prélèvements obligatoires et leur remplacement par une Taxe Unique sur les transactions électroniques et financières, ciblant particulièrement les grandes banques qui ont engrangé près de 70 milliards d’euros de bénéfices en 3 ans (soit 10 fois le montant du déficit du régime des retraites prévu en 2020).

Pour la France et les Français d’abord !


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