Paris Vox – Rencontre avec Vincent Vauclin, président de la Dissidence Française.

La Dissidence Française a présenté rapidement un plan afin de répondre à cette crise sanitaire. Quel est votre sentiment sur la gestion de la crise actuelle par le gouvernement ?

En effet, la Dissidence Française fut l’un des premiers partis politiques français à présenter un plan global de gestion de crise qui décline une trentaine de propositions concrètes, et ce dès le 24 mars. Et déjà, nous alertions l’opinion sur l’inertie du gouvernement, le non-respect des mesures de confinement dans les banlieues immigrées, l’absence de tests, de masques et de gels désinfectants, le manque de moyens dans les hôpitaux, le refus obstiné de fermer les frontières, les conflits d’intérêts impliquant l’industrie pharmaceutique et de hauts responsables politiques, et les conséquences considérables que ferait peser une prolongation du confinement sur l’économie française et notamment sur les PME, les artisans et les commerçants.

Pour être très clair, à la question de savoir si le gouvernement aurait pu agir autrement nous répondons évidemment oui. On apprend aujourd’hui qu’Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian furent informés dès le mois de décembre, par l’ambassadeur de France en Chine, du risque particulièrement élevé de pandémie. Rien n’a alors été fait par le gouvernement, hormis le classement de l’hydroxychloroquine sur la liste des substances vénéneuses par Jérôme Salomon sur ordre d’Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, le 13 janvier 2020. Beaucoup de questions se posent, et ce d’autant plus que les médias atteignent des niveaux inégalés de servilité à l’égard du pouvoir, et ne cessent d’instruire des procès en « complotisme » contre ceux qui osent encore se poser des questions, y compris lorsqu’il s’agit de spécialistes mondialement reconnus. Pourquoi ne pas avoir fermé les frontières dès l’alerte de l’OMS ? D’où vient réellement ce virus ? Quel est le niveau d’implication du laboratoire P4 de Wuhan, inauguré par Bernard Cazeneuve, Yves Levy et Marisol Touraine en 2017, dans l’avènement de l’épidémie ? Pourquoi de telles réticences à autoriser l’usage du protocole du professeur Raoult pour le traitement des malades malgré les preuves de son efficacité ? Pourquoi avoir maintenu le premier tour des élections municipales contre l’avis de tous les spécialistes ? Pourquoi ne pas avoir constitué plus tôt des stocks de masques pour les faire distribuer à la population par les mairies et les préfectures, et permettre ainsi une levée rapide du confinement ? Pourquoi ne pas avoir réquisitionné des sites de production pour fabriquer en masse des équipements de protection pour les soignants, et les cliniques privés pour accroître le nombre de lits de réanimation ? Pourquoi ne pas avoir décrété le couvre-feu dans les banlieues après les nuits d’émeutes suite à l’incident de Villeneuve-la-Garenne ? Pourquoi ne pas avoir anticipé la relocatisation de la production de médicaments en France ? Pourquoi ne pas avoir décrété une année blanche fiscale pour les entreprises comme pour les particuliers, en demandant, pour une fois, un effort aux banques plutôt qu’à une économie productive déjà exsangue ?

Toutes ces questions nécessitent des réponses qui, dans tous les cas, seront lourdes d’implications. Elles engagent, d’ores et déjà, la responsabilité morale, politique et même judiciaire des différents protagonistes au pouvoir, et j’ai d’ailleurs adressé mon soutien aux patients et aux médecins qui ont décidé de saisir la justice pour obtenir des réponses. À l’instar de la catastrophe de Lubrizol, cette crise est scandale d’Etat qui marquera durablement la vie politique française et qui met en évidence les impréparations autant que les connivences du gouvernement Macron. Elle témoigne aussi des risques considérables que la mondialisation libérale fait peser sur notre pays, et c’est la raison pour laquelle nous avons lancé en mars une nouvelle campagne sur le thème « La France est malade du mondialisme ».

Car si cette pandémie met une nouvelle fois en évidence la légèreté et l’impréparation du gouvernement Macron, elle est aussi révélatrice de la faillite intégrale du mondialisme libéral : ouverture des frontières, délocalisation des activités de productions essentielles en Chine, fragilité des chaînes d’approvisionnement et risques de pénuries, absence de contrôle et de régulation des flux de populations, financiarisation de l’économie, effacement des souverainetés nationales, dépendance accrue vis-à-vis de l’étranger… L’idéologie mondialiste a considérablement accru les risques socio-économiques, politiques et sanitaires qui pèsent sur les nations européennes, et notamment sur la France. Mais si notre pays est aujourd’hui malade du mondialisme, le nationalisme sera son remède. Il apparaît désormais évident que seule une politique fondée sur le protectionnisme et le localisme, sur le contrôle des frontières et des flux de populations, sur le rétablissement de la souveraineté nationale et de l’indépendance stratégique de notre pays pourra permettre à la France de sortir de cette crise pandémique et de se prémunir des prochains soubresauts de la mondialisation sauvage.

Comment peut-on s’assurer que le monde de demain ne sera pas pire que celui d’hier ?

Dans un ouvrage paru en 2017 intitulé « La stratégie du choc » et sous titré « La montée d’un capitalisme du désastre », la journaliste Naomi Klein démontre que lorsqu’une catastrophe grave survient (par exemple un cyclone, un attentat ou un conflit armé), la population concernée est soudainement plongée dans un état de sidération psychologique et de détresse traumatique. Certaines officines, des lobbies ou des gouvernements profitent alors de cet état de détresse et de désorganisation sociale pour imposer des réformes d’inspiration libérale-sécuritaire qui, dans un contexte normal, ne seraient jamais passées. Je crois que c’est ce qui est en train de se jouer dans un certain nombre de pays occidentaux, et notamment en France. De même que certaines dispositions provisoires de l’état d’urgence décrété après les attentats de 2015 sont finalement entrées dans le droit commun, des dispositions exceptionnelles décidées durant cette crise sanitaire pourraient bien être prorogées pour une durée indéfinie : restriction des libertés fondamentales de déplacement, d’opinion ou de réunion, contrôle de la presse au nom de la « lutte contre les fake news », légalisation de l’euthanasie, attaques contre le droit du travail… Je note d’ailleurs qu’il y a quelques semaines, une réunion de l’eurogroupe a décidé l’activation du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) afin de financer l’accroissement des déficits publics qui résultent de la gestion de crise. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est qu’en contrepartie de l’octroi de cette aide financière ce dispositif obligent les gouvernements à la mise en oeuvre des « réformes structurelles » prévues par le TSCG et destinées à lutter contre les déficits : privatisations massives, accroissement de la pression fiscale, dérégulation des échanges, démantèlement du droit du travail, baisse des salaires et des pensions de retraite, mise sous tutelle de l’économie par les prédateurs financiers etc… On s’en souvient, c’est ce protocole qui fut infligé à la Grèce il y a une dizaine d’années, et qui nous est peut-être réservé aujourd’hui. À ceci près qu’il nous sera autrement plus difficile de nous y opposer puisque les mesures de « distanciation sociale » prescrites pour lutter contre l’épidémie interdisent évidemment les réunions, les manifestations, ou encore les déplacements vers la capitale…

Un peu plus d’un an après l’insurrection des gilets jaunes, la « guerre » décrétée par Macron dans son allocution télévisée n’est donc peut-être pas celle qu’on croit. Et le monde d’après pourrait bien marquer une nouvelle étape dans le processus de dérive autoritaire du mondialisme libéral. Les nationalistes et patriotes français seront alors en première ligne dans cette nouvelle bataille, et doivent d’ores et déjà adapter leur stratégie de guérilla idéologique pour proposer une alternative politique crédible quand viendra l’heure des comptes. Je formulerai bientôt des propositions nouvelles en ce sens.

On fête le centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc cette année. La DF n’oublie jamais de célébrer la Sainte, avez-vous prévu quelque chose cette année ?

Les circonstances exceptionnelles nous empêchent d’organiser la traditionnelle manifestation d’hommage à Sainte Jeanne d’Arc qui a lieu chaque année au mois de mai à Paris. Malgré tout, nous rendrons évidemment à Jeanne l’hommage qu’elle mérite ce dimanche, en réinventant pour l’occasion les modalités de notre mobilisation. Le programme de cette journée d’hommage sera dévoilé sous peu sur notre site et sur les réseaux sociaux : restez connectés !


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